Thierry III - Chilpéric II - Dagobert II - St Serge ou Sergius 1er - Childebert III - Audoneus dit saint Ouen - Audomar dit Saint Omer - Khosro II ou Khosrow II -

 

 

Thierry III (v. 652 - 691)

Roi de Neustrie et de Bourgogne (673) (676-687)

Roi des Francs 675 - 676, 679- 690

 

Troisième fils de Clovis II et Sainte Bathilde et successeur de son frère Clotaire III. Ebroïn maire de palais de Neustrie essaye de l'imposer au mécontentement de l'aristrocratie neustrienne qui veulent se débarasser de ce dernier. La révolte éclate soutenue par le roi d'Austrasie Childéric II.

Déposé par son frère, Childéric II, il recouvra la couronne à la mort de celui-ci en 675, mais régna sous la tutelle étroite d'Ébroïn, maire du palais de Neustrie. Après la victoire remportée à Tertry par Pépin de Herstal en 687, maire du palais d'Austrasie, le gouvernement des trois pays passa dans les mains de ce dernier, les Pippinides devenant les véritables maîtres du royaume.

 

Chilpéric II (v. 670-v. 721)

Roi de Neustrie de 715 à 721

Fils de Childéric II et de Bilchilde, fille de Sigebert III, II aurait dû accéder au trône à la mort de son père en 673. Mais il fut écarté du trône d'Austrasie par l'aristocratie franque désireuse de mettre un terme à la politique de raffermissement du pouvoir monarchique initiée par son père. Il fut enfermé dans un monastère, mais à la mort de Dagobert III et devant la nécessité de trouver un mérovingien pour légitimer le pouvoir  Ragenfred, Maire du Palais de Neustrie en lutte contre Charles Martel l'imposa. Il fut élevé sur le pavois en 715 à l'âge de 45 ans.

Vaincu par Charles Martel en 719. Chilpéric II se réfugia alors en Aquitaine emportant avec lui le trésor royal. Vaincu, l'existence de Chilpéric II semblait fortement compromise lorsque la mort inespérée de Clotaire IV priva Charles Martel de sa légitimité. Recherchant un nouveau prince mérovingien, Charles Martel consentit à confirmer sur le trône de Neustrie et d'Austrasie Chilpéric II pour mieux légitimer son pouvoir de gouvernement.

Or, Charles Martel n'eut guère de temps pour utiliser Chilpéric II puisque ce dernier mourut en 721, à l'âge de 51 ans. Il fut inhumé à Noyon.

 

Dagobert II (mort en 679)

Roi d'Austrasie (676-679).

Petit-fils de Dagobert 1er, fils unique de Sigebert III il fut écarté de la succession au trône à la mort de son père en 656, par le maire du palais Grimoald, fils de Pépin de Landen, qui voulait faire régner son fils, Childebert l'Adopté. Il fut déchut de ses droits par la tonsure et exilé en Irlande alors qu'il n'avait que 4 ans. Après l'assassinat de Childéric II par l'aristocratie austrasienne, les Austrasiens, dirigés par le maire du palais Wulfoad, rappelèrent Dagobert sur le trône en 676. Le roi mourut assassiné trois ans plus tard à l'âge de 27 ans sans descendance, en forêt de Woëvre et fut enterré à Stenay.

 

St Serge ou Sergius 1er

Pape de 687 à 701.

Né en Syrie, Il a eu un conflit intense avec l'empereur Justinien II qui a réuni un concile sans inviter le pape et qui lui avait soumis pour son approbation ses conclusions. Le pape, naturellement a refusé de signer et ainsi Justinien a demandé son arrestation. Cet événement a mené à un soulèvement populaire et l'empereur a été exilé. Il est mort à Rome en 701.

 

Childebert III (683-711)

Roi des Francs 695 - 711

Né en 683, fils de Thierry III et père de Dagobert III. Succédant à son frère Clovis IV, il régna sous la tutelle du maire de palais Pépin le jeune. Childebert III, roi à 12 ans, du fond d'une des villas royales des bords de l'Oise, laisse, pendant seize ans, Pépin de Herstal gouverner à sa place. En 704, et d'après les chroniques de l'abbaye de Saint-Wandrille, le roi Childebert III donne aux moines la terre d'Aupec et tout ce qui en dépend.

Il est mort en 711. Son fils Dagobert III lui succède.

 

Audoneus dit saint Ouen (609-686)

 

Son père Autharius et sa mère Aiga sont gallo-romains. Peu après sa naissance, ils s'établissent à Ussy-sur-Marne où la tradition associe son enfance à des évènements merveilleux. Envoyé par la suite à l'abbaye de Saint Médard, il reçoit une éducation qui lui permet d'entrer à la cour du roi Clotaire II peu avant la mort de ce dernier.

Son successeur Dagobert 1er fait de lui son chancelier et tire profit de ses enseignements. Il le charge de missions importantes.

Il fait la connaissance de saint Éloi, orfèvre trésorier à la cour du roi. Ils servent ensemble de leur mieux le roi Dagobert malgré ses travers. À la mort du roi ils se considèrent dégagés de leurs devoirs séculiers et quittent la cour pour s'atteler aux études théologiques.

Il fut ordonné prêtre par Dieudonné, évêque de Mâcon, et fonda en 634 l'abbaye de Rabais. Ses vertus et sa grande habileté le font remarquer pour le siège de l'archevêché de Rouen laissé vacant à la mort de saint Romain. Elu en 639, il est consacré à Rouen le 21 mai 640 avec son ami saint Éloi qui devient évêque de Noyon. Le diocèse de Rouen est transformé sous son administration qui fait disparaître le paganisme, fonde de nombreux monastères et développe les études théologiques.

Il redevient occasionnellement un homme d'État à la demande d'Ebroïn maire du palais pour régler ses différends avec l'aristocratie. À la mort d'Ebroïn, il rejoint Cologne à l'invitation de Thierry 1er pour restaurer la paix entre Neustrie et Austrasie.

Il tombe malade peu après et succombe au palais de Clichy. Sa dépouille est transportée à Rouen et enterrée à l'abbaye de Saint-pierre qui prend alors son nom.

Saint Ouen, qui survécut à saint Eloi, écrivit la Vie de son ami. Cette biographie, un des monuments historiques du 7ème siècle, elle contient de précieuses informations sur la morale et l'éducation religieuses de l'époque.

 

Audomar dit Saint Omer (600-670)

Audomar est né à Orval dans la Manche, près de Coustance. Avec son père, devenu veuf, il partit pour le monastère de Luxeuil qui avait été fondé au 6ème siècle par Saint Colomban.

Il fut nommé évêque de Thérouanne par le roi Dagobert 1er et fonda une abbaye sur le site de la ville du Pas-de-Calais qui porte aujourd'hui son nom. C'est lui qui consacra prêtre Saint Wandrille.

Il avait pour mission de résider dans son diocèse, de célébrer les grandes fêtes pastorales et de prêcher auprès des populations. Les morins, dont les Vandales et Suèves avaient envahit la région au 5ème siècle, étaient revenus au paganisme malgré l'évangélisation du 4ème siècle menée par Vitrice de Rouen et les régions côtières étaient devenues saxonnes.

Dans la région de l'embouchure de l'Aa, Audomar fut hébergé par un riche propriétaire du nom de Adrowald, qu'il convertit au christianisme.

En 651, Adrowald donna à Audomar plusieurs domaines sur l'Aa, dont l'île de Sithiu, comprenant une douzaine de villages. Audomar y fonda une église dédiée à la Vierge qui deviendra l'église Notre-Dame.

 

Khosro II ou Khosrow II

empereur Perse de 590 à 628

 

Fils de Hormizd IV, petit fils de Khosro 1er. Il fut mis sur le trône par les grands qui s'étaient rebellés contre Hormizd IV jusqu'en 590. Mais dans le même temps, le général Bahram Chûbin se fit proclamer roi sous le nom de Vahram VI, et il fut incapable de se maintenir.

La guerre contre les romains de Byzance, qui avait commencée en 571, ne s'était pas encore terminée. Il fuit en Syrie et persuade l'empereur Maurice 1er de lui envoyer de l'aide contre la promesse d'avantages territoriaux. Ainsi, Khosro II pénétra en territoire perse appuyé par une armée romaine, renforcée de contingents arméniens et de loyalistes sassanides. Après de durs combats, Bahram Chûbin fut vaincu près de Ganzak* (Azerbaïdjan) et il retrouva son trône. Le Roi des rois fraîchement rétabli honora ses promesses. Suite à cela, l’Empire romain retrouvait ses frontières orientales de 502.

Au début de son règne, il favorisa les Chrétiens. Mais en 602, quand Maurice fut assassiné par Phocas, il commença une guerre contre Rome pour venger sa mort. Ses armées pillèrent la Syrie et l'Asie mineure, il s'avança même jusqu'à Chalcédoine en 608.

En 613 et 614, Damas et Jérusalem furent prises par le général Schahr-Barâz et la Sainte Croix fut ramenée en triomphe. Peu après, l'Égypte fut conquise. Les Romains n'offraient que peu de résistance, étant préoccupés par des tensions internes, et pressés par les Avars et les Slaves. En 622, l'empereur Héraclius qui avait succédé à Phocas est en mesure d'avancer en ordre de bataille. Après avoir conclu une alliance avec le khan des Khazars, il entre en 624 dans la Médie du nord, où il détruit le grand temple du feu de Gandzak*(Gazaca). En 626, il se bat au Lazistan* (Colchide) et avec ses alliés Khazars ils prennent Tiflis la capitale de l'Ibérie, pendant ce temps Schahr-Barâz s'avance jusqu'à Chalcédoine et essaie, en vain, uni avec les Avars, de conquérir Constantinople.

Le 12 décembre 627, Héraclius est vainqueur de l'armée perse à la bataille de Ninive et avance vers Ctésiphon. Khosro II s'enfuit alors de sa résidence favorite, Dastagei* (près de Bagdad), sans offrir de résistance.

Il tente de transmettre le pouvoir à l'un de ses fils cadet, Merdân Shâh né de son épouse préférée Chirîn, une chrétienne monophysiste, et fait emprisonner ses autres fils. Comme son despotisme et son indolence avaient fait naître une opposition partout, son fils aîné Shirôyé, fut libéré par des grands du royaume et proclamé Roi le 25 février 628. 4 jours après, Khosro II fut tué dans son palais.

 

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