Luis Vélez De Santander dit Luis Vélez de Guevara - Thomas Middleton - John Smith - Saint Vincent de Paul - Claude Bouthillier - Jean Duvergier de Hauranne dit abbé de Saint-Cyran - Jean-Pierre Camus - Gregorio Allegri - Orlando Gibbons - Girolamo Frescobaldi -

 

 

Luis Vélez De Santander dit Luis Vélez de Guevara (1579-1644)

Romancier, poète, et dramaturge espagnol

Il est né dans la ville andalouse de Écija et fit ses études à l'université d'Osuna, où il obtint une licence en 1596. Après avoir servi de 1596 jusqu'en 1599 dans le ménage de l'Archevêque de Séville, il passa environ 6 ans dans l’armée. En 1608 il était un poète et un dramaturge établis et habitant à Madrid. À partir de cette période il comme valet de chambre dans plusieurs familles madrilène. En 1625 il fut responsable de la chambre royale et garda ce poste jusqu’à 2 ans avant sa mort. Il écrivit de la poésie durant toute son vie, mais son plus grand succès fut le roman satirique “le diable estropié”.Il fut largement imité et son roman fut adapté par Le Sage sous le nom de “Le boiteux de Diable”.

Malgré sa popularité, il vécu dans la pauvreté. Il est mort à Madrid le 10 novembre 1644.

 

Thomas Middleton (1580-1627)

Il était le fils de William Middleton maçon de Londres et fut instruit d'abord à l'université de la Reine à Oxford, puis admis à l'auberge du gris en 1593. Il édita 3 volumes de vers en 1600. En 1602 il devint romancier et collabora avec Dekker. Pour les compagnies d'adulte, il écrivit son chef d'oeuvre “une bonne chaste dans Cheapside” en 1611. Ces comédies exposent les mœurs des bourgeois Londonien dans une tonalité satirique. À partir de 1613 il écrivit beaucoup pour le maire de la ville de Londres et servit comme chronologiste historique de la ville de 1620 jusqu'à sa mort en 1627. Cependant, il continua à écrire des romans en collaboration avec Rowley. Un de ses derniers romans, “des femmes prennent garde des femmes” en 1625, était une tragédie. Il décède le 4 juillet 1627.

 

John Smith (1580-1631)

Le capitaine John Smith fut l'un des 1er héros américains. Né à Willoughby en Angleterre, il perdit son père à l'âge de 16 ans et il commença ses voyages en rejoignant des volontaires en France qui combattaient pour l'indépendance hollandaise. 2 ans après, il partit sur un navire marchand en méditerranée, travaillant à un bateau marchand. En 1600 il rejoint les forces autrichiennes pour combattre les Turcs. Il fut promu au grade de capitaine en combattant en Hongrie. Il fut capturé, et vendu comme esclave à un Turc. Ce Turc l’envoya comme cadeau à sa promise à Istanbul. Selon Smith, cette fille tomba amoureuse de lui et l'envoya à son frère pour qu’il obtienne une formation pour entrer dans le service impérial turc. Smith s'échappa en assassinant le frère et retourna en Transylvanie par la Russie et la Pologne. Après avoir été libéré du service militaire, il voyagea en l'Europe et en Afrique du Nord. Il revint en Angleterre lors de l’hiver de 1604-1605.

C’est à partir de cette époque qu’il s’engagea comme colon pour rejoindre la Virginie. Le 20 décembre 1606, les colons embarquent et l’expédition atteint la Virginie en avril 1607 après un long voyage qui dura plus de 4 mois. Le 13 Mai 1607 ils atteignent Jamestown prêt à commencer une nouvelle vie.

La dureté de l'hiver, le manque d'eau douce, la maladie et les attaques indiennes rendirent la vie à Jamestown difficile pour les colons. Les Indiens, espérant que les colons partiraient pillèrent leurs camps, volant les pistolets, la poudre, et d'autres approvisionnements nécessaires. C’est alors que John Smith devint le chef des colons.

En décembre 1607, lui et quelques compagnons tombèrent dans une embuscade. Après avoir tué les compagnons de Smith, les Indiens l’emmenèrent à leur chef, Powhatan, pour décider de son destin.

Powhatan fut impressionné par les instruments dont disposait Smith notamment une boussole de poche d'ivoire et en verre. Smith fut interrogé au sujet de sa colonie après quoi il dut participer à une certaine sorte de rituel et selon une coutume indienne, il fut fait chef subalterne de la tribu. Il fut libéré dans l'amitié après 4 semaines de captivité et retourna à Jamestown, guidé par les Indiens.

En raison du mauvais gouvernement et du chaos régnant dans la colonie, fut par la suite élu président du conseil local en septembre 1608. Il institua une politique de discipline rigide, renforça les défenses, et encouragea l'affermage. Malheureusement, après une blessure accidentelle par une brûlure de poudre il dû retourner en Angleterre pour se faire soigner en octobre 1609.

À Londres, il resta actif et essaya de promouvoir une meilleure vision de la colonie de Virginie, mais celle-ci resta impopulaire auprès de la compagnie de la Virginie. En avril 1614, il retourne en Amérique ou il colonisa le Maine et le Massachusetts, qu'il appela la Nouvelle Angleterre. Il mourut en 1631 à l’âge de 51 ans.

 

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

Prêtre

Fils d’un berger du village de Pouy ou Paul, près de Dax, dans les Landes. Après de bonnes études de théologie à Toulouse et fut ordonné en 1600. Lors d'un voyage en Méditerranée, il est capturé par les pirates et emmené en captivité à Tunis d'où il s'échappe en 1607 pour gagner Rome.

C'est ainsi qu'avec une recommandation du Saint-siège, il entre à la cour du roi Henri IV et devient le précepteur de la belle reine Margot ainsi que le disciple du cardinal Pierre de Bérulle et l'ami de François de Salles. Il est nommé curé de Clichy en 1612, et précepteur des enfants de Philippe Emmanuel de Gondi général des galères. Il se fait nommer curé de Châtillon les Dombes, une pauvre paroisse en voie de déchristianisation située au nord-est de Lyon.

Deux ans plus tard, il est nommé aumônier des galères en 1619, Tout cela sans renoncer à ses fonctions à la cour, qui lui permettent de recueillir des fonds pour ses œuvres mais lui valent aussi de se faire de nombreux ennemis.

Il est plus tard encore prêtre de campagne sur les terres des Gondi. La misère des campagnes l’alarma. Grâce à un don de Mme de Gondi, il créa la Société des prêtres de la mission, ou Lazaristes en 1625. Avec l’aide de Louise de Marillac il fonde une communauté religieuse de sœurs qui se veulent servantes de pauvres, les filles de la Charité en 1633 et 5 ans plus tard, en 1638, il créa l’œuvre des Enfants trouvés.

Il assista Louis XIII dans ses derniers moments, se vit confier par la régente Abbe d’Autriche la présidence du conseil de conscience chargé de réglé les affaires ecclésiastiques.

Il se tient soigneusement à l'écart des troubles de la Fronde mais gère sans ménagement les affaires ecclésiastiques. C'est ainsi qu'il déplace les évêques déméritant et consacre toute son énergie à améliorer la formation du clergé. Il se montra conciliant à l’égard des protestants, mais intransigeant à l’égard des jansénistes. Sa figure domine tout le renouveau catholique français du 17ème siècle. Il décède le 27 septembre 1660 à Paris et fut canonisé en 1737. Sa dépouille repose dans la chapelle des lazaristes à Paris.

 

Claude Bouthillier (1581-1652)

Conseiller au Parlement de Paris, conseiller d’Etat en 1619, il poursuit sa carrière grâce à Richelieu auquel il manifesta un dévouement sans défaillance. Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères il donna la survivance de la charge à son fils, Léon le Bouthillier et devint surintendant des Finances. Les nécessités de la guerre contraignirent à un développement considérable de la fiscalité. Le mécontentement provoqua à l’intérieur du royaume de nombreuses révoltes populaires. En 1643, après la mort de Louis XIII, il doit se démettre de sa charge.

 

Jean Duvergier de Hauranne dit abbé de Saint-Cyran (1581-1643)

Théologien

C’est en 1620 que l’évêque de Poitiers donne à Duvergier l’abbaye de Saint-Cyran dans le Poitou, qui vaut à l’ecclésiastique son nom. Après avoir fait des études chez les jésuites, il rencontra Jansénius en 1608 et étudia avec lui pendant 5 ans, entre 1611 et 1616, les écrits de saint Augustin. C’est à l’œuvre de ce dernier qu’il introduit Antoine Arnauld, après avoir exposé dans ses Lettres chrétiennes et spirituelles ce qu’il conçoit devoir être la direction des âmes. La mort de Bérulle, qui avait établi en France l’ordre des Carmélites et fondé, en 1611, la congrégation séculière de l’Oratoire, fait de lui le chef du parti dévot.

La publication en 1626 de “Somme des fautes et faussetés” contenues dans la somme théologique du père Garasse ouvre la lutte qui opposa Port-Royal aux jésuites. Parce qu’il est tenu pour responsable de la conversion d’Antoine Lemaistre, le premier “solitaire” de Port-Royal, Richelieu le fait enfermer en 1638 à Vincennes. Il y demeura prisonnier arbitrairement jusqu’à la mort du cardinal. Epuisé, il meurt quelques mois après sa libération. Sa certitude que la vie chrétienne ne peut être compatible avec les exigences du monde et impose la retraite lui a coûté la vie.

 

Jean-Pierre Camus (1582-1652)

Evêque de Belley

Ami de Saint François de Sales, il polémiqua avec les protestants et se rendit célèbre par la guerre qu'il fit aux moines mendiants, et que Richelieu fit cesser. Après 20 ans d'épiscopat, il se démit de ses fonctions, se retira à l'abbaye d'Aunay près de Caen, accepta la direction du diocèse de Rouen avec le titre de vicaire général, se consacra aux pauvres dans l'hospice des Incurables de Paris, mourut au moment où il allait prendre l'évêché d'Arras. Il a laissé plus de 200 ouvrages. Ses meilleurs écrits sont “Moyens de réunir les protestants avec l'Église romaine” et “l'Esprit de St François de Sales”.

 

Gregorio Allegri (1582-1652)

 

Né à Rome, il est devenu un choriste à la chapelle Papale de 1591 à 1596. Il étudia avec Giovanni Maria Nanino de 1600 à 1607. En 1604 il était chanteur compositeur chez Tivoli et Fermi, puis devint maître de la chapelle Saint Spirito à Rome en 1628. L'attention de pape Urbain VIII fut attirée par une partie de ses motets et concerti, et le 6 Décembre 1629 il fut nommé chanteur dans le choeur Papal, jusqu'à sa mort le 17 février 1652. Il a écrit de la musique pour chorale instrumentale et sacrée, favorisant le modèle de son mentor Nanino, et de Palestrina. Il a atteint l'apogée de sa renommée quand il produit son "Miserere"

Il fut enterré dans la chapelle de Santo Filippo Neri à Rome.

 

Orlando Gibbons (1583-1625)

 

Né à Oxford, d'une famille musicienne. Son père William fut nommé à Cambridge en 1567. En 1596, il fut présenté au choeur du Collège du Roi à Cambridge. Il devint organiste de la chapelle royale en 1605, puis en 1623, organiste à l'abbaye de Westminster. Il vécu au moment ou la musique anglaise était à son apogée.

Gibbons est également connu pour sa musique sacrée pour chorale et fut parmi les premiers compositeur au service de la réforme. Sa musique continue à être largement admirée aujourd'hui et fait partie du répertoire jouer dans les cathédrales. Il a notamment écrit de la musique pour l'église d'Angleterre, des madrigaux et de la musique pour concert.

 

Girolamo Frescobaldi (1583-1643)

Compositeur italien

 

Il fut un des compositeurs pour orgue des plus importants de la première moitié du 17ème siècle. Il est né à Ferrare. Issu d’une famille aisée, celle-ci cultiva ses dons extraordinaires pour l'orgue. Il comptait parmi ses amis Luzzasco Luzzaschi, qui lui prodigua son enseignement. Son père était un musicien de Ferrare. Il fut nommé organiste à della Morte en 1597 à l'âge de 14ans. A Rome en 1604 il fut remarqué par la famille Bentivoglio. Il fut admis à Académie de Sainte Cecilia en 1604 et devint organiste de Sainte Maria à Trastevere en 1607.

Il travailla avec Guido Bentivoglio, Lorsqu'en 1607 Guido Bentivoglio fut nommé nonce apostolique en Flandre, il emmena Frescobaldi à Bruxelles. Pendant ce séjour, qui dura 10 mois, ce dernier publia des madrigaux à 5 voix. Rentré en Italie en 1608, et protégé par Enzo Bentivoglio, il fit éditer à Milan son premier livre de fantaisies à 4 voix. Il prit ensuite les fonctions d'organiste à Saint-pierre de Rome. L'année suivante Bentivoglio, espérant gagner les services d'une soprano de grand talent, il tenta d'arranger un mariage entre Frescobaldi et l'une des filles de Caccini. Mais la réputation de Frescobaldi était telle qu'il reçut de Florence une proposition de même nature, ce qui pour quelque temps bloqua la situation.

Il maintint son association avec Saint-pierre durant toute sa carrière, malgré des changements d'employeurs qui au demeurant lui permirent de s'absenter plusieurs fois, 3 mois à la cour du grand-duc de Toscane. Plus tard, il accepta des élèves, parmi lesquels Froberger, Kerll et Tunder. De 1612 à 1628, il eut comme mécène l'influent cardinal Pietro Aldobrandini et, à son retour de Florence en 1634, la puissante famille Barberini. On l'entendit fréquemment aux académies musicales du clergé et de l'aristocratie romaine.

Les Fiori musicali pour orgue en 1635 constituent le plus célèbre recueil de Frescobaldi, mais ceux de sa période Aldobrandini, toccatas pour clavecin, ricercares et canzoni franzesi de 1615, capriccios de 1624 et toccatas et canzones pour clavecin et pour orgue de 1627, contiennent certaines de ses œuvres. Un autre recueil de Canzoni alla francese parut en 1645 à titre posthume.

 

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