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Ambroise Paré - Jean Cauvin dit Calvin - Michel Servet - Etienne Dolet - Gaspard de Saulx -
Ambroise Paré (1509-1590)
Une des plus grande figure française du 16ème siècle, il est le
père de la chirurgie moderne. Il sera entre autre le chirurgien de
Henri II,
François II,
Charles IX et
Henri III. Né à Bourg en Hersent près de
Laval, c’est probablement chez un barbier d’Angers ou de Vitré qu’il
commence un apprentissage de la médecine qu’il complétera à Paris chez un
barbier chirurgien. Il décide à l'âge de 24 ans de
faire son apprentissage à l'Hôtel-dieu. Peu de temps après, il est
chirurgien militaire lors des campagnes d'Italie. Pour sa première
campagne, au Piémont, il devient le chirurgien de Monsieur de
L'année suivante, en 1542, il devient, le temps du siège de Perpignan du 28 août au 4 septembre, le chirurgien de Monsieur de Rohan. En juin 1543, il est rappelé auprès de ce dernier lors de l'expédition de Bretagne au camp de Maroilles. En août 1545, il revient auprès de son patient, Monsieur de Rohan, pendant le siège de Boulogne lors duquel François de Guise sera blessé et soigné par Ambroise car victime d'une blessure de l'orbite oculaire considérée comme mortelle. Le duc sera désormais surnommé “le Balâfré” et la réputation d'Ambroise Paré définitivement établie. Le même mois, fut publié son ouvrage ''La méthode de traicter les playes faictes par hacquebutes''.En juillet 1549, Monsieur de Rohan fait de nouveau appel à Ambroise Paré lors du siège de Boulogne. En août de la même année, est publié son ouvrage ''Briefue collection de l'administration anatomique''. Patient fidèle, Monsieur de Rohan rappelle Ambroise Paré en avril 1552 lors de l'occupation des villes de Verdun, Toul et Metz et du siège de Damvillers. C'est lors de ce dernier qu'il mettra en pratique pour la première fois la ligature des artères lors d'amputation. Cette technique innovante remplace dès lors la cautérisation au fer rouge et sauve la vie des patients. Avec sa découverte, il évite aux malades de ne pas décéder d'hémorragie importante. Le 26 juillet, il revient à Paris mais pour peu de temps. En effet, en août, il devient le chirurgien d'Antoine de Bourbon à Château le Comte. Le 31 août, Charles IX le rencontre à Reims et fait de lui son chirurgien ordinaire. En juin - juillet 1553, il se trouve à Hesdin, ville assiégée par les Impériaux et le duc de Savoie. Le 17 juillet, il y est fait prisonnier. Après une courte détention, il est libéré et retourne à Paris. Le 17 décembre 1554, le Collège de Saint Côme le nome maître en chirurgie. Le 12 août 1557, il est appelé pour soigner les blessés de la défaite de Saint Quentin. Le 29 juin 1559, il se trouve avec Vésale au chevet de Henri II.Le 28 février 1561, est publié son ouvrage ''La méthode curative des playes et fractures de la teste humaine ''. Le 15 avril 1561, c'est au tour de son ouvrage ''Anatomie universelle du corps humain'' d'être publié. Le 1er janvier 1562, il est nommé premier chirurgien du Roi c'est aussi le début de la première guerre religieuse à laquelle Ambroise participe en qualité de chirurgien avec l'armée royale. Du 26 septembre au 26 octobre 1562, Rouen est assiégé. Le 15 octobre, le roi de Navarre est blessé. Il devient alors son patient. Malheureusement, le souverain décède peu de temps après, le 17 novembre. Charles IX décide de faire son tour de France entre le 24 janvier 1564 et le 1er mai 1566. Ambroise Paré le suivra pendant son long périple. En février 1564, sont publiés ''Dix livres de la chirurgie''. A la fin du voyage de Charles IX, il retourne à Paris.Entre 1567 et 1570, se déroulent la 2ème et la 3ème guerre religieuse. Le 10 novembre 1567, lors de la bataille de Saint-Denis, il se trouve auprès du connétable de Bourbon blessé très gravement qu'il décèdera de ses blessures. En 1568, est publié son ouvrage ''Traicté de la peste''. Lors de la bataille de Moncontour en octobre 1569, il se trouve à Plessis lez Tours. Puis il part pour les Flandres. En mars 1572, est publié son ouvrage des ''Cinq livres de chirurgie''. Entre le 22 et 23 août 1572, Paré soigne Coligny victime d'un attentat. La nuit du 24 sera sanglante : c'est celle de la Saint Barthélemy. Coligny assassiné, il s'enfuit de la chambre de l'amiral.En 1573, est publié son ouvrage ''Deux livres de chirurgie''. Le 4 novembre, il devient veuf. Le 18 janvier 1574, il se remarie avec Jacqueline Rousselet à Saint Séverin. Le 30 mai, Charles IX décède. C'est Henri III qui monte sur le trône. Il devient, de ce fait, le chirurgien de Henri III. Un an plus tard, en janvier 1575, il part soigner, à Nancy, la duchesse de Lorraine. Le 22 avril, ses ''Oeuvres Complètes'' sont finies d'imprimer mais la Faculté fait entendre son opposition à sa parution. Le 2 février 1579, la 2ème édition de ses Oeuvres Complètes sort des presses d'imprimerie.En 1582, est publié la 3ème édition des ''Oeuvres Complètes'' en version latine puis peu de temps après le ''Discours...de la mumie, de la licorne, des venins et de la peste''. Le 13 avril 1585, est publiée la 5ème édition des ''Oeuvres Complètes''. Fin août 1590, il rencontre l'archevêque de Lyon, un des chefs de la Ligue. Le 20 décembre 1590, Ambroise meurt. Il est inhumé à Saint André des Arcs.
Jean Cauvin dit Calvin (1509-1564) Réformateur religieux Né à Noyon dans l’Oise dans une famille de petite bourgeoisie, il est le fils de Gérard Cauvin, notaire et procureur fiscal de l'évêque de Noyon. Il étudie à la Sorbonne, apprend le latin, le grec et l'hébreu et démontre très jeune des qualités de dialecticien redoutable. Il prit le nom de Calvin en 1532, version francisée de son nom latin Calvinus. Il adhère à la Réforme en 1533 et entame sa vie de prédicateur, après “l’affaire des Placards”, qui l’oblige à quitter la France pour Bâle. Un an plus tard, il est appelé à Genève où il fait adopter des mesures de dictature morale connues sous le nom d'ordonnances. Il s'agit d'une règle de vie à laquelle chacun se doit de prêter serment. Un parti de citoyens non jureurs ou libertins résiste à ses exhortations. En 1538, ils obligèrent Farel, Calvin et leurs suivants à quitter Genève pour Strasbourg. Calvin épouse alors Idelette de Bure, qui mourra quelques années plus tard.En 1541, il accepte de rentrer à Genève en se voyant octroyer des pouvoirs discrétionnaires, alors même que son statut officiel restait celui d'un simple pasteur. Le Consistoire composé de pasteurs et de laïcs va désormais régir la ville avec l'assistance des docteurs, anciens et diacres, sous la forme d'une théocratie. Des dispositions administratives dénommées articles et ordonnances, ou théologiques comme le Catéchisme de Genève vont matérialiser son emprise sur la vie de la cité qui acquiert dès lors le titre de Rome protestante et attire des réfugiés et des sympathisants de toute l'Europe. La publication en français de “L’institution de la religion chrétienne”, en 1541, fait de lui une figure essentielle de la Réforme. Par la rigueur de sa doctrine, il fonde lui-même une Église. Si les Ordonnances ecclésiastiques établissent le statut de l’Église réformée de Genève, où il s’installe définitivement en 1541, elles fondent aussi les règles qui sont celles du “ calvinisme ”. Calvin ne reconnaît que la Bible pour source de la foi, et admet les dogmes des 5 premiers conciles. La doctrine de la prédestination et de la grâce qui est la sienne est proche des thèses de saint Augustin. Enfin il prône un retour à la simplicité du culte, où seuls les sacrements du baptême et de la communion, commémoration de la Cène, sont admis. Les valeurs éthiques, qui louent le travail et permettent le prêt, auront une influence déterminante sur les protestants, qui prennent à leur compte les critères de la foi qu’il a définis. Les idées de Calvin sont à bien des égards rétrogrades: il voit la terre au centre de l'univers, les femmes comme accessoires de l'homme. Il ne tolère pas les résistances, fut-ce de ses propres amis. Gouet, Bolsec sont poursuivis pour impiété et le premier exécuté en tout pas moins de 58 sentences capitales et 76 bannissements sont prononcés entre 1550 et 1555.Castellion qui en tient pour ses idées de tolérance doit s'exiler. Michel Servet, poursuivi par l'Inquisition en France, croit trouver à Genève de la compréhension en 1553. Calvin le fit juger derechef et brûler vif pour hérésie. La musique, le théâtre, le bal et la vie mondaine sont proscrits. Il vit en ascète et s'inflige des privations et une vie dépourvue de confort malgré une santé chétive et des migraines continuelles. Il trouve encore le temps de soutenir avec énergie et intransigeance la cause de la Réforme en France au colloque de Poissy en 1561. Il meurt en 1564 et est inhumé au cimetière des Rois de Plainpalais.Il laissa une œuvre théologique et didactique considérable, en latin pour la plus grande part. On possède plus de 2.300 sermons de sa main. Il a fait preuve de plus d'intransigeance envers les protestants extrémistes que vis-à-vis des catholiques avec lesquels il collabora plus d'une fois. Dans le domaine politique et social, il tient à l'ordre établi, alors qu'il fait preuve à titre personnel d'une extrême austérité. Il créer le Collège de Genève en 1550, lequel compta jusqu'à 1500 élèves. Son rôle lors des querelles politiques en France fut modéré et il condamna la Conjuration d'Amboise qui visait à s'assurer de la personne de François II pour en tirer des concessions en 1560.
Michel Servet (1509-1553) Médecin
Il est né à Villeneuve d'Aragon en Espagne. Il entrevoit le premier le
système de la circulation sanguine. Mais il ne s'en tient pas à des
recherches scientifiques et se laisse happer par les guerres religieuses
de son temps, entre catholiques et protestants. Dès l'âge de 20 ans, il développe
des idées très personnelles sur le dogme de la Sainte Trinité dans un
petit livre publié en 1531 sous le titre “De trinitatis erroribus”.
Il entame une correspondance
discrète avec le réformateur protestant
Jean Calvin et publie en 1553
“Christianismi restitutio” en réplique au livre fondamental de Calvin
“L'Institution chrétienne”. Ses détracteurs l'accusent d'aller dans
ce livre jusqu'à nier la divinité du Christ, comme les arianistes du 4ème
siècle. Tandis qu'il sert
l'évêque de Vienne en Dauphiné en qualité de médecin, un ami de Calvin le
dénonce à l'Inquisition catholique en dévoilant la correspondance entre
les deux hommes. Il est arrêté mais arrive à
s'échapper et ne trouve rien de mieux que de se cacher à Genève, où Calvin
impose au nom de la Réforme protestante une très sévère discipline morale. Il est arrêté encore une fois. Son
procès donne lieu à un débat très vif. Le Grand Conseil de Genève consulte
les autres villes suisses avant de prononcer la condamnation à mort.
Calvin se rallie aux partisans de la condamnation faute de pouvoir faire
autrement. L'époque ne se prête guère à la tolérance et à la libre
discussion, tant du côté protestant que du côté catholique. Le 26 octobre 1553, il est condamné au bûcher
comme hérétique par le Grand Conseil de la république de Genève. Il est
brûlé le lendemain à Champel, aux portes de la ville.
Etienne Dolet (1509-1546) Humaniste
Etienne Dolet est l’auteur de commentaires sur les auteurs antiques et la
langue latine. Il est aussi l’éditeur de
Clément Marot et de
Rabelais.
Convaincu que le livre participe à l’esprit de tolérance, il n’hésite pas
à publier les textes des réformés et d’humanistes tels qu’Érasme,
Lefèvre
d’Étaples ou
Melanchthon. Cette liberté d’esprit lui vaut d’être condamné
pour hérésie et blasphème par la faculté de théologie de Paris. Il est
pendu et brûlé place Maubert à Paris, le 3 août 1546.
Gaspard de Saulx (1509-1573) Comte de Tavanes
Nommé lieutenant général en Bourgogne pour avoir participé à la conquête des Trois-évêchés sous Henri II, il participe de manière décisive aux batailles de Jarnac et de Moncontour, et obtient le bâton de maréchal en 1570.
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