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Heinrich Glarean - Guillaume Gouffier de Bonnivet - Thomas Cranmer - Gaston de Foix dit le Foudre d’Italie - Claudin de Sermisy - Arnold Von Bruck - Stephen Gardiner - Adrian Willaert - Jean Cousin dit le Père - Nicolas Gombert - John Taverner - Pietro Aaron - Charles III duc de Bourbon -
Heinrich Glarean (1488-1563) Théoricien musical Suisse, poète et mathématicien Dans sa jeunesse il étudie à Berne et Rottweil avec Michael Rubellus. En 1506 il commence ses études de philosophie, de théologie, de mathématiques, et de musique à l'université de Cologne. Il devint célèbre par ses poésies latines et l’Empereur Maximilien en 1512 lui remis le laurier du poète. En 1514 il retourne à Bâle, où il rencontre Érasme qui aura une grande influence sur sa pensée. En 1529 il enseigne la poésie et la musique à l'université de Fribourg. Il écrit un traité sur la géographie en 1527 et plusieurs traités musicaux. Le plus important est son “Dodecachordon” écrit en 1547, dans lequel il imagine, entre autres, un système musical fondé sur 12 modes ou tons, au lieu des 8 utilisés ou permis jusqu'alors.
Guillaume Gouffier de Bonnivet (1488-1525) Amiral Favori de François 1er, il devient chef de l’armée d’Italie, mais fut battu et tué à Pavie.
Thomas Cranmer (1489-1556) C’est le personnage clef de la réforme anglicane à laquelle il donne une liturgie et une profession de foi calviniste de 42 articles en 1553 avec une structure épiscopale. L'histoire retient de lui l'image d'un théologien de valeur et d'un sage, qui su conserver la faveur du roi durant une période troublée. Il fut exécuté lors du retour brutal au catholicisme sous Marie Tudor.
Gaston de Foix dit le Foudre d’Italie (1489-1512) Duc de Nemours (1489-1512) Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d’Orléans, la sœur de Louis XII, et petit-fils de Gaston IV de Foix et d’Éléonore d’Aragon, reine de Navarre. Dès 1505, le roi érige pour lui le comté de Nemours en duché-pairie et lui fait même prendre le titre de roi de Navarre. Au moment de la constitution de la Sainte Ligue, créée en 1511 par le pape Jules II pour contrarier la France, Gaston, à peine âgé de 22 ans, reçoit le commandement de l’armée d’Italie qui se trouvait dans une situation difficile. En effet, après la mort, le 11 mars 1511 du lieutenant général du roi, Gaston s''était fait remarquer par son esprit d'initiative dans l'armée d'Italie et il avait su s'imposer à des chefs plus âgés que lui. Ce grand jeune homme aimable aux allures de frêle adolescent était un redoutable stratège. Par une tactique d'usure, il refoula les Suisses dans leurs montagnes. Puis, par une série d'opérations audacieuses, il désarçonna le reste de la Sainte Ligue. Fin janvier 1512, les Vénitiens menaçaient Brescia, tandis que l'armée hispano pontificale était sous les murs de Bologne. il n''était pas question de laisser Jules II récupérer la cité la plus importante des États pontificaux après Rome. Gaston quitta Milan, évita Modène, où l'ennemi l'attendait, et rejoignit, à Finale, son allié, le duc de Ferrare. Il se diriga à marche forcée sur Bologne. Ni le froid, ni les marécages gelés ne le ralentissaient. Dans la nuit du 4 au 5 février, une tempête de neige lui permit d'introduire dans la ville, au nez et à la barbe des assiégeants endormis, 1 300 lances et 14 000 hommes de pied! A leur réveil, les troupes de la Ligue comprirent que la cité était devenue imprenable. Elles n'insistèrent pas et se replièrent en Romagne.Gaston de Foix ne s'attarda pas à Bologne. Brescia étant tombé aux mains des Vénitiens, seule la citadelle résistait encore. Le jeune capitaine reprit la cité à l'issue de violents combats de rue, le 18 février. Fin mars, il quitta Brescia pour la Romagne. Il avait reçu des renforts et voulait écraser l'armée hispano pontificale. Mais celle-ci refusa le face à face. Pour l'y contraindre, il se jeta, le 9 avril, sur Ravenne, qui abritait les magasins de vivres de l'adversaire. La place soutint le premier assaut et, comme prévu, la Ligue se porta à son secours. Les forces étaient sensiblement égales, quelque 20 000 hommes de chaque côté. Au petit matin du 11 avril, jour de Pâques, la bataille s'engagea, sur les bords du Ronco, au sud de Ravenne. Elle s'achèva par une victoire sans appel des troupes royales. Mais Gaston de Foix fut retrouvé mort sur le champ de bataille.
Claudin de Sermisy
Il apparaît pour la première fois
dans un document daté du 15 juin 1508 comme clerc de la Sainte-Chapelle et
entra ensuite à la Chapelle Royale. Il y servit successivement
Louis XII,
François 1er,
Henri II et
François II, et eut pour collègues
Jean Mouton.,
Il quitta Paris pour devenir chanoine de Notre Dame de la Rotonde à Rouen, avec obligation de résidence dans cette ville. Il résilia cette charge en 1524 pour se rendre dans le diocèse d'Amiens. Il rejoignit la capitale en 1532, cette fois en tant que sous-maître de la Chapelle Royale sous l'autorité du cardinal François de Tournon, ami de François 1er, ministre de celui-ci, protecteur de Pierre Cadéac et du luthiste Valentin Bakfark et auteur d'un texte mis en musique par Sermisy “Orsus amour, puisque tu m'as attaint” en 1543. En tant que sous-maître, il était chargé, moyennant un salaire annuel confortable de 400 tournois par an, de veiller à l'éducation des enfants de choeur, ainsi qu'à l'entretien des livres et au recrutement de choristes. Il resta au service des rois de France jusqu'à sa mort. Dans le même temps, il fut nommé le 20 septembre 1533 à la 11ème chanoinie de la Sainte-Chapelle. Comme ce poste ne s'accompagnait pas d'une obligation de résidence, il se rendit souvent hors de la capitale. Cette position enviable lui assurait également de bons revenus, ainsi qu'une maison à Paris, maison dans laquelle il accueillit des chanoines de Saint-Quentin lors de l'invasion de la ville par les Espagnols. Il obtint également une prébende à Sainte-Catherine de Troyes en 1554. Il eut également des fonctions à la Cour et mit en musique la plupart des chansons de Clément Marot dont “Tant que vivray, Jouyssance vous donneray” et “Vous perdez temps” ainsi que des textes de François 1er, de Claude Chapuys, de Bonaventure des Périers, de François de Tournon et Antoine Héroët. Ses chansons polyphoniques le placent, avec Clément Janequin et Pierre Certon, parmi les grands de la chanson parisienne. Il fut enterré dans la chapelle basse de la Sainte-Chapelle.
Arnold Von Bruck (1490-1554)
Chef d’orchestre et compositeur
Il fut maître de chapelle de la reine Anne de Hongrie et avait sous ses ordres Stephan Mahu. De 1527 à 1545 il fut chef d’orchestre de Ferdinand 1er à VienneIl écrivit des chansons, Motets et hymnes spirituels et laïcs et fut un des compositeurs allemand importants de la chanson de société au 16ème siècle. Plusieurs de ses oeuvres figurent dans les "Newe deutsche Geistliche Gesenge für die Gemeinen Schulen" édités chez Georg Rhauen en 1544.
Stephen Gardiner (1490-1555)
![]() Évêque désigné de Winchester en 1531, il mena les pourparlers avec Rome sur l’annulation du mariage d'Henri VIII. Plus tard il s’opposa aux politiques radicales de Thomas Cromwell et fut emprisonné en 1548 sous Édouard VI. Il fut rétabli dans ses fonctions par la reine Marie, qui le fit seigneur et l’éleva au grade de Chancelier.
Adrian Willaert (1490-1562)
![]() Fondateur de l'école vénitienne, il enseigna à Paris et fut le disciple de Josquin Després. Il va à Rome en 1516, puis à Ferrare, après quoi il rentra au service du Roi Louis II de Bohême et de Hongrie. Le 12 décembre, 1527 il accepta le poste de maître de choeur de la chapelle St Marc de Venise. Il composa alors des psaumes et d'autres travaux. Parmi ses disciples se trouvait Ciprian de Rore, son successeur a la chapelle St Marc, Costanzo Porta, Alto de della de Francesco, Giuseppe Zarlino et Andrea et Giovanni Gabrieli. Ceux-ci formèrent l'école vénitienne. Il laissa un grand nombre de compositions, des messes, psaumes, motets et madrigaux. Il est considéré comme une figure importante dans le développement de la musique italienne. Son oeuvre “le nova de Musica” en 1559, bien qu'écrit probablement beaucoup plus tôt, est indiscutablement son travail le plus important.
Jean Cousin dit le Père (1490-1561) Peintre et graveur
![]() Le peu d’œuvres qui demeurent de cet artiste en particulier ses peintures “La Charité” et “Eva prima pandora”, l’un des premiers nus peints en France suffit à marquer la place singulière qui est la sienne dans l’histoire de l’art. Il est l’un des représentants les plus significatifs du mouvement que l’on appelle le maniérisme, en raison des subtiles déformations et des allongements du corps. Il réalisa des gravures pour un livre qui fut publié en 1643, “Orus Apollo”. Il écrivit en 1560 un Traité de perspective.
Nicolas Gombert (1490-1556) Il est né dans un village à proximité de Lille. Il fut un des principaux compositeurs de sa génération. En 1529 il devint maître de la chapelle à la cour de l'empereur Charles Quint. Sa position lui permis de voyager dans tout le continent avec l'entourage impérial. Ces compositions furent entièrement vocales certaines pour des ensembles allant jusqu'à 12 voix distinctes. Par opposition à ses contemporains italiens, il garda entièrement le domaine du contrepoint strict. Musicien officiel, il composa plusieurs motets commémoratifs, dont “Dicite in magni” pour la naissance de Philippe II d'Espagne en 1527, “Felix Austriae domus” pour le couronnement de Ferdinand 1er, et “Qui colis Ausoniam” à l'occasion de la signature d'un traité entre le pape et plusieurs princes italiens en 1533. Il passa la fin de sa vie à la cathédrale de Tournai.
John Taverner (1490-1545) Né dans le comté de la Norfolk en Angleterre, il composa très tôt de nombreuses musiques. Il était organiste à l'église de la paroisse de Boston de 1500 à 1525, quand il fut nommé maître des choristes à l'université d’Oxford, par le Cardinal Wolsey. Il fut un des principaux compositeurs anglais de sa génération. Son modèle musical était basé sur le contrepoint libre pour des solistes accomplis. Cependant, sa technique incorpore également quelques idées continentales sur le développement, particulièrement dans son utilisation du raccordement à l'intérieur et entre des mouvements. Il nous a laissé de nombreuses messes et magnificat.
Pietro Aaron (1490-1545)
![]() Théoricien italien de la musique. Frère de Jérusalem, il vécut à Imola, où il fut maître de chapelle, à Rimini, Venise, Padoue et Bergame. A Florence, il fit la connaissance d'Alexander Agricola, qu'il surnomma plus tard "le divin Alexandre". Il s'établit à Venise en 1540.
Charles III duc de Bourbon (1490-1527) Connétable Après s’être distingué à Agnadel et à Marignan. Louise de Savoie, mère de François 1er, lui réclamant l’héritage bourbonnais, il passa au service de Charles Quint et fut au siège de Rome.
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