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Philippe de Commynes ou Comines - Jeanne de Valois - Trivulce - Laurent de Médicis dit Laurent Le Magnifique - Domenico di Tommaso Bogordi dit Ghirlandaio - Hieronymus dit Jérôme Bosch - Bartolomeu Dias - Walter Frye - Isaac Heinrich - Louis Brea - Jacques Lefèvre d’Étaples - Ludovic Sforza dit le More - Jean Fresneau - Jérôme Savonarole
Philippe de Commynes ou Comines (1447-1511) Historien
A dix-sept ans il est attaché au comte de Charolais qui sera bientôt Charles le Téméraire. Il est son conseiller et son chambellan, à vingt ans. Il assiste auprès de Charles, à la bataille de Montlhéry comme à la prise de Dinant et à l’entrevue de Louis XI à Péronne en 1468. Tout à coup, Commynes abandonne Charles le Téméraire, dans la nuit du 7 au 8 août 1472, pour se mettre au service du roi de France. Par le mariage que Louis XI lui fait faire, Commynes devient seigneur d’Argenton. Proche du roi, il est son valet de chambre, son confident. Lorsque Louis XI meurt le 30 août 1483, il commet l’erreur de prendre le parti de ceux qui s’opposent, autour du duc d’Orléans, à Charles VIII, encore mineur. Condamné, il est dépouillé de ses charges et de ses terres, emprisonné à Corbeille, à Paris et à Loches, où il passe plusieurs mois dans une cage de fer. Une amnistie lui rend la liberté et l’oblige à se retirer sur ses terres où, entre 1489 et 1494, il rédige les premiers livres de ses mémoires. Il revient à la cour en 1490. Même s’il est chargé de missions diplomatiques à Venise, son principal travail concernera ses mémoires qu’il achève vers 1498.
Jeanne de Valois (1448-1467)
Elle se marie avec Antoine de Bueil, fils de Jean de Bueil, comte de Sancerre.
Trivulce (1448-1518)
Giangiacomo Trivulce marquis de Vigevano, maréchal de France en 1499 est un Condottiere au service de Galéas Marie Sforza, puis des rois de France dans les guerres d'Italie, il se distingue à Fornoue en 1495 et à Marignan, puis tombe en disgrâce.
Laurent de Médicis dit Laurent Le Magnifique (1449-1492)
Fils de Pierre 1er de Médicis et de Lucrezia Tornabuoni. Bien avant la mort de son père en 1469, avec son frère Julien ils furent familiarisés avec les affaires de la République. Il épousa le 4 juin 1469 Clarisse Orsini. Il eut à surmonter l’opposition grandissante du patriciat florentin, qui trouva un allié dans le pape Sixte IV. Cependant en 1478, les deux héritiers furent victimes d'une conspiration (dite des Pazzi) et seul Laurent en réchappa. Le peuple furieux de la conspiration pendit les conjurés et le pouvoir de Laurent s'en trouva affermi. Mais le Pape qui était le principal instigateur du complot excommunia Laurent et lui fit la guerre pendant 2 ans. Digne héritier de son grand père, Cosme de Médicis, il incarna à la perfection l’idéal du prince de la Renaissance, fastueux, généreux ami de toute beauté. Il protégea savant et artistes, dota richement la bibliothèque qui conserva son nom et encouragea les début de l’imprimerie. Cependant, sa prodigalité ruina le trésor familial, et l’humanisme païen dont florence était devenue la capitale suscita la protestation passionnée de Savonarole. Il mourut en 1492, provoquant 2 ans plus tard la chute (provisoire) de la famille Médicis. Sa mort marque également la fin des succès artistiques de Florence, période dite première Renaissance. Il a contribué à l'édification ou à l'entretien des villas médicéennes située à Florence et dans ses environs, ainsi qu'à de nombreuses églises et cathédrales.
Domenico di Tommaso Bogordi dit Ghirlandaio (1449-1494)
Né à Florence. Aîné de trois frères il dirigeait leur atelier commun où Michel-Ange étudia. Alliant son art à celui de la fresque, il excella par son sens de la décoration et de la couleur, l’apport de recherches nouvelles dans le domaine de la perspective et par son ouverture aux influences de ses contemporains italiens ou flamands. Il représenta avec un réalisme sobre sa ville natale et les grands bourgeois florentins, ses clients.
Hieronymus dit Jérôme Bosch (1450-1516)
Issu d'une grande famille de peintres installée à Bois-le-Duc (aujourd'hui Hertogenbosch), Hieronymus Bosch, dit en français Jérôme Bosch, épousa une femme de la région et rejoignit la confrérie Notre-dame qui s'occupait de représentations théâtrales et de processions. Il passa toute sa carrière artistique dans la petite ville hollandaise de Hertogenbosch. Il reçu sa formation en tant que peintre probablement dans sa famille. Bosch peint plusieurs tableaux dont une de ces principales œuvres ornera la cathédrale Saint Jean à Hertogenbosch. A la fin de sa vie il est un artiste très célèbre, notamment par ses peintures sur l’enfer. De nombreuses familles nobles en Hollande, Autriche et Espagne possédaient de ses oeuvres. Ses tableaux seront imités et copiés tout au long du 16ème siècle, particulièrement par Pierre Bruegel l'aîné.
Bartolomeu Dias (1450-1500) Explorateur
Contrairement à d'autres explorateurs, Bartolomeu Dias a une grande expérience de la navigation. Jean II du Portugal, reprenant l'œuvre d’Henri le Navigateur, donne pour mission à Bartolomeu Dias de reconnaître les côtes africaines au sud du Congo. Cela dans le but d'ouvrir une voie maritime pour atteindre le royaume hypothétique du prêtre Jean. Bartolomeu Dias part de Lisbonne au mois d'Août 1487, son expédition est composée de 2 caravelles et d'une nef de transport. En plein dans une tempête, il double sans le voir le sud de l'Afrique. Il remonte vers la baie d'Algoa où son équipage se rebelle. Bartolomeu Dias retourne alors vers le Portugal, longeant les côtes, il reconnaît la pointe qu'il avait doublé et le nomme cap des Tempêtes. Jean II le rebaptisera cap de Bonne-Espérance. Fin 1488, Bartolomeu Dias entre à Lisbonne. La découverte de Bartolomeu Dias est très importante car elle permet de définir une route vers les Indes qui évite les terres musulmanes. De plus, il dévoile la grandeur de l'Afrique, jusque là insoupçonnée. Le roi du Portugal souhaite alors l'explorer et l'exploiter, refusant ainsi l'expédition voulue par Christophe Colomb. Ce dernier souhaitant trouver une route vers les Indes mais par l'ouest. Bartolomeu Dias ira avec Vasco de Gama vers les Indes en 1497. Cette expédition a pour but de casser le monopole du commerce des arabes dans l'océan Indien. Celle-ci est constituée de 4 bateaux. En 1500, il voyage avec Pedro Cabral. Mais meurt au cours d'un des naufrages de cette expédition.
Walter Frye (1450-1475) Compositeur anglais
Installé à Londres vers 1457 et vraisemblablement attachée à la cour de Bourgogne. Le travail de Frye et de John Dunstable sur le modèle déchant* anglais eu une influence sur le développement de la musique continentale, celle-ci n’utilisant pas cette méthode. Quelques unes de ses compositions furent célèbres.
Isaac Heinrich (1450-1517)
Il fut un des principaux contemporains de Josquin Des Prés et un des compositeurs les plus prolifiques de son temps. Il composa des messes de parodie en utilisant des thèmes peu communs. Comme plusieurs de ses contemporains il passa la plus grande partie de sa vie en Italie au service des Médicis de 1484 à 1492. Puis à Vienne, Innsbruck et Constance de 1496 à 1512 et retourna à Florence auprès des Médicis. Il écrivit des messes, des motets, des chansons dans plusieurs langues et un cycle propre pour messe appelés le “Choralis Constantinus”. Il fut influent dans le développement de la musique Allemande de la Renaissance. Il est mort à Florence en 1517.
Louis Brea (1450-1522) Peintre
Sa première œuvre connue est “la Pietà de Cimiez”. Il apparaît comme un trait d’union entre l’école de Provence et celles de l’Italie septentrionale, marqué par une fidélité à un idéal médiéval de paix et d’harmonie.
Jacques Lefèvre d’Étaples (1450-1537)
Célèbre représentant de l’humanisme et de la pré Réforme en France, il se forme à la lecture d’Aristote et des philosophes du Moyen Age et acquiert une culture scientifique et mathématique. Il voyage en Italie et noue des liens spirituels avec Marsilien Ficin et Pic de la Mirandole. Professeur au collège du Cardinal Lemoine à Paris, il enseigne la philosophie et poursuit la restauration des études aristotéliciennes en luttant, comme Érasme, contre la scolastique. Il s’installe ensuite auprès de Guillaume Briçonnet comme prêtre séculier et participe avec les membres du groupe de Meaux à la réforme du diocèse et prêche le retour de la Bible et le salut pour la foi seule. Soupçonné un temps d’hérésie par le Parlement de Paris, il s’enfuit et ne revient en France qu’après le retour de captivité de François 1er.
Ludovic Sforza dit le More (1451-1508) Duc de Milan de 1494-1500
Fils de Francesco 1er Sforza, il s’empara du pouvoir en 1480 mais devint duc de Milan qu’en 1494. Il fut aidé par les Français contre les Aragonais. Ce geste malheureux fera de l’Italie un champ de bataille pour les armées des Habsbourg et des Valois. Mais le futur louis XII ayant fait valoir ses droits d’héritier des Visconti sur Milan, Ludovic se retourna contre les français. Chassé de Milan en 1495, revenu en 1496, battu à Novare par l’armée de louis XII, il fut livré par les Suisses à ce dernier, qui l’interna à Loches où il mourut. Prince fastueux, il protégea Bramante et Léonard de Vinci.
Musicien
Il est chapelain ordinaire du roi de 1470 à 1475 puis voyage ensuite en Italie où on le retrouve comme chanteur à la chapelle du duc Sforza à Milan. En 1486, il est membre de la chapelle du roi de France et chanoine de Saint-Martin de Tours. Procureur des chanoines, il porte le titre de “ prévôt du mayet ”. On possède de lui 1 messe et 6 chansons.
Prieur dominicain du couvent de Saint-Marc, sans attendre la fin du règne de Laurent de Médicis, il avait entrepris d'assainir les mœurs florentines. Dans ses prêches enflammés, il dénonce les moeurs délétères de la Renaissance italienne et la dépravation du clergé. Il s'en prend à la Florence des Médicis, amoureuse de la richesse et des arts, et plus encore à la Rome du pape Alexandre VI Borgia. Savonarole exerça une très grande attirance sur le peuple de Florence et même sur la bourgeoisie, convaincant les uns et les autres de revenir à plus d'austérité avec ses prophéties lugubres. En 1494, le roi de France Charles VIII passe à Florence en vue de récupérer à Naples la couronne des ducs d'Anjou. Chacun tente de s'attirer les faveurs du puissant monarque. Savonarole, le supplie d'organiser un concile qui remettrait de l'ordre dans l'Eglise. Le roi s'en garde bien. Les affaires de la riche cité de Florence sont confiées à un Grand Conseil grâce auquel Savonarole va exercer une sévère dictature morale. Il triomphe le 7 février 1497 avec un grand “bûcher de vanité”, place de la Seigneurie, où sont jetés tous les attributs du luxe: jeux, instruments de musique, oeuvres d'art et jusqu'aux ouvrages de Boccace et Pétrarque... C'en est trop pour le pape Alexandre VI Borgia qui excommunie l'intolérant prieur le 12 mai. Menacée d'interdit, c'est-à-dire de toute possibilité de pratiquer le culte, Florence se détache de son guide. Invité par ses concitoyens à se soumettre au “jugement de Dieu”, c'est-à-dire au supplice du feu, Savonarole se défausse. Il est jeté en prison, torturé, condamné avec deux autres moines. Le 23 mai 1498, il est pendu et brûlé à Florence, sur la place de la Seigneurie.
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