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L’Inquisition

L'inquisition
cesse au Languedoc avec la fin de l'hérésie cathare. L'inquisition
espagnole (13ème 19ème siècle) sera instituée en
1478 à la demande des souverains espagnols Ferdinand et Isabelle qui
veulent s'assurer de la sincérité des convertis juifs (conversos)
et maures (morisques) parce qu'ils veulent faire de l'unité de la
foi le ciment national. Ils obtiennent que l'inquisition ne dépende plus
du pape mais d'une instance espagnole, présidée par le Grand Inquisiteur
d'Espagne dont le plus tragiquement célèbre devait être le dominicain
Tomas de Torquemada. Les juifs en 1492 et les maures en 1525 furent
contraints à la conversion ou à l'exil par les souverains catholiques
d'Espagne et ensuite surveillés par l'inquisition. Les morisques (maures
convertis) se révoltèrent en 1569 et furent sévèrement réprimés puis
exilés au Maghreb.
C'est lorsque
l'inquisition est aux mains des rois et des empereurs qu'elle va faire un
grand nombre de victimes. On retrouvera l'inquisition à la poursuite des
protestants en Italie et en Espagne à la fin du 14ème siècle.
L'inquisition menacera également le jeune Ignace de Loyola
fondateur de la Compagnie de Jésus. Les grands procès de sorcellerie
commenceront au 15ème siècle (celui de Gilles de Rais en 1440)
et atteindront un point culminant au 17ème siècle (affaires de
Loudun, Louviers, Nancy.).
Persécution
des
sorcières
Dans la même
période, la persécution à lieu aussi contre les adeptes de la sorcellerie.
Vrai ou pas, les sorcières et la sorcellerie, étaient un phénomène traduit
par les auteurs du 15ème siècle et des siècles suivants. Ces
documents nous indiquent leur modes de pensée, et également leur attitudes
envers les femmes.
Un fait est
certain, beaucoup de femmes et d’hommes, furent persécuter et mourus après
d’intenses souffrances en raison de l’intolérance.
Le pape innocent VIII par la
bulle de 1484, encourage la lutte contre une certaine croyance au sujet
des sorcières et admet l’emploi de la torture pour produire un confession.
Édit d'expulsion
des juifs d'Espagne (1492)
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Au
prince Don Juan, notre très cher et très aimé fils, et aux infants,
prélats, marquis, comtes, maîtres des Ordres, etc., etc., salut et
grâce !
Sachez
que nous avons été informés qu’il existe et qu’il existait dans
notre royaume de très mauvais chrétiens qui judaïsaient de notre
sainte fois catholique, et certes très préjudiciable pour les
chrétiens que cette communication avec les juifs. Déjà dans les
cortès que nous avons tenus l’année dernière à Tolède, nous avions
ordonné d’accorder aux juifs des juiveries dans toutes les villes où
ils pussent vivre dans leur péché. En outre, nous avions ordonné
d’établir dans nos royaumes et seigneuries d’Inquisition, laquelle
existe, comme vous le savez, depuis douze ans, durant lesquels elle
a trouvé beaucoup de coupables, ainsi que nous en avons été informés
par les inquisiteurs et par d’autres personnes religieuses, qui par
leurs relations, leurs entretiens et leur communication avec les
juifs, se sont laissés entraîner par ces derniers.
Ceux-ci usent de plusieurs moyens et manières pour soustraire les
fidèles à notre sainte foi catholique et les instruire dans leur
dangereuse croyance et les cérémonies de leur foi (loi juive), les
invitant à des réunions où ils leur expliquent les fêtes juives
qu’il est d’usage d’observer, essayant de les circoncire eux et leur
enfants, leur donnant des livres de prières, les avertissant des
jeûnes importants, leur enseignant à transcrire des copies de la
foi, leur annonçant les Pâques avant qu’elles arrivent, leur
expliquant la façon de les célébrer et de les faire, leur donnant et
leur portant de leurs pains azymes et de leurs viandes égorgées
suivant leurs rites, les mettant en garde contre les choses
prohibées par leur foi, les persuadant de la supériorité de la Loi
de Moïse, leur expliquant qu’il n’y a point d’autre loi, ni d’autre
vérité que celle-là ; ce qui porte préjudice, détriment et opprobre
à notre sainte foi catholique.
Pour
obvier et remédier à cet état de chose, pour faire cesser cet
opprobre et cette offense à la religion catholique, nous avons
convoqué en conseil les prélats, les grands et les chevaliers de nos
royaumes et autres personnes de sciences et conscience.
Après
mûre délibération, nous ordonnons de renvoyer de nos royaumes tous
les juifs, et que jamais ils n’y reviennent. C’est pourquoi, par les
présent édit, nous ordonnons à tous les juifs et juives, quel que
soit leur âge, qui vivent, demeurent et sont dans les royaumes et
seigneuries susmentionnés d’en sortir au plus tard jusqu’à la fin de
juillet prochain année courante, eux, leurs fils et leur filles,
serviteurs, servantes et familiers juifs, petits et grands, quel
soit leur âge. Il ne leur sera pas permis de revenir dans nos Etats
soit délibérément, soit de passage, soit de n’importe quelle
manière. En cas de contravention au présent édit, si l’on trouve des
juifs dans nos royaumes, au cas où ils y reviendraient d’une manière
quelconque, ils encourront la peine de mort et la confiscation de
tous leurs biens pour notre chambre de fisc.
Nous
mandons et ordonnons qu’aucun, ni personne dans nos royaumes
susmentionnés, quelles que soient sa condition et sa dignité, n’ait
l’audace de recevoir, ni accueille, ni défende publiquement ni
secrètement juif et juive, passé la date de fin de juillet et
au-delà, à jamais, à perpétuité dans ses terres ni dans ses maisons,
ni sur aucun de ses points des susdits royaumes et seigneuries.
Toute
contravention à cet ordre entraînera pour le coupable la perte de
tous ses biens, vaisseaux, forteresses et autres héritages. Et que
pour lesdits juifs puissent prendre leurs mesures durant ce délai
qui leur est accordé jusqu’à la fin juillet, nous leur accordons dès
à présent notre protection royale à eux et à leurs biens pour que,
durant cet intervalle et jusqu’au jour fixé, ils puissent vaquer à
leur affaires en toute sécurité, vendre, échanger et se défaire de
tous leurs biens, meubles et immeubles et en disposer à leur
volonté. Nous permettons donc et accordons pleine faculté audits
juifs et juives pour qu’ils fassent sortir desdits royaumes et
seigneuries leurs biens et trésors par la mer et par la terre, à
l’exception de l’or, de l’argent et de toute espèce de monnaie
monnayée, et de toutes les choses défendues par les lois de nos
royaumes ; sauf aussi les denrées dont l’exportation est prohibée.
Nous faisons savoir à tous les conseils, tribunaux, régidors et
chevaliers ainsi qu’aux hommes bons de nos dits royaumes et
seigneuries et à nos vassaux de mettre en exécution notre mandement
et son contenu et d’y prêter aide et assistance en cas de besoin.
Tout contrevenant encourra la peine de confiscation de ses biens par
notre fisc. Et pour que nos ordres parviennent à la connaissance de
tout le monde et pour que personne ne prétende les ignorer, nous
mandons que la présente lettre soit annoncée publiquement dans les
places, marchés et autres endroits par le crieur public et
par-devant l’écrivain public.
Enfin,
nous ordonnons à tous ceux dont on aura requis services de le faire,
sous peine d’être traduits devant notre cour dans les quinze
premiers jours et d’encourir la peine susmentionnée. Tout écrivain
public invité à témoigner en cas de contravention à nos ordre le
fera sous seing privé, de la sorte nous saurons comment nos ordres
sont exécutés. Fait dans la ville de Grenade, le trente et unième
jour du mois de mars, l’an mil quatre cent quatre-vingt douze de
N.-S. Jésus-Christ. |
Bulle
pontificale du pape innocent VIII
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Le 5
décembre 1484 Bullarium Romanum anno 1484.
Innocent, évêque, domestique des domestiques de Dieu, annonce
désirer avec l'ardeur suprême, en tant que sollicitude pastorale
exige, que la foi catholique en nos jours partout se développent et
s'épanouissent autant que possible, et que toute la dépravation
hérétique soit mise loin des territoires du fidèle, nous déclarons
librement et décrétons à nouveau ceci par lequel notre désir pieux
peut être accompli, et, toutes les erreurs enraciné en dehors de
notre dur travail comme avec la houe d'un travailleur sage, ardeur
et dévotion à cette foi peut prendre à une prise plus profonde sur
les cœurs des fidèles eux-mêmes. Il est récemment venu à nos
oreilles, avec grande douleur, que dans quelques régions de
l'Allemagne supérieure, aussi bien que dans les provinces, les
villes, les territoires, les régions, et les diocèses de Mayence, de
Ko1n, de Trier, de Salzbourg, et de Brême, que beaucoup de personnes
des deux sexes, insouciantes de leur propre salut et abandonnant la
foi catholique, donnent elles-mêmes par leurs incantations, charmes,
et conjuration, et par d'autres superstitions et sortilèges
abominables, offenses, crimes, et méfaits, ruine et cause pour périr
la progéniture des femmes, les petits des animaux, les produits de
la terre, les raisins des vignes, et les fruits des arbres, aussi
bien que les hommes et des femmes, des bétail et des bandes et des
troupeaux et des animaux de chaque sorte, des vignes également et
des vergers, des prés, des pâturages, des moissons, des grains et
d'autres fruits de la terre; qu'ils affligent et torturent avec de
grandes douleurs et l’angoisse, internes et externes, ces hommes,
femmes, bétail, bandes, troupeaux, et animaux, et gênent des hommes
pour engendrement et de femmes de la conception, et empêchent tout
le consommation de mariage; cela, d'ailleurs, ils nient avec les
lèvres sacrilège la foi ils. reçu dans le baptême saint; et cela, à
l'instigation de l'ennemi de l'humanité, elles ne craignent pas de
commettre et perpétrer beaucoup d'autres offenses et crimes
abominables, au risque de leurs propres âmes, à l'insulte de la
majesté divine et à l'exemple et au scandale pernicieux des
multitudes. Et, bien que nos fils aimés Henricus Institoris et
Jacobus Sprenger, de l'ordre des prédicateurs de frères, professeurs
de la théologie, ont été et sont délégués toujours par nos lettres
apostoliques comme inquisiteurs de hérétiques, de l'ancien dans les
régions susmentionnées de l'Allemagne supérieure, y compris les
provinces, de villes, de territoires, de diocèses, et d'autres
endroits comme ci-dessus, et du dernier dans toutes certaines
parties du cours du Rhin; néanmoins un certain nombre clergé et de
ces partie, chercher pour être sage au-dessus ce qui être adapter,
parce que dans dit lettre députation susmentionné province, ville,
diocèse, territoire, et autre endroit, et personne et offense en
question être non individuel et spécifique appeler, non rougir
obstiné pour affirmer que ceux-ci être pas du tout inclure dans dit
partie et que donc être illicite pour susmentionné inquisiteurs pour
exercer leur bureau recherche dans province, ville, diocèse,
territoire, et autre placer susmentionné, et que devoir non pour
être permettre pour procéder punition, emprisonnement, et correction
des personnes susmentionnées pour les offenses et les crimes
au-dessus d'appelé. Pourquoi dans les provinces, les villes, les
territoires de diocèses, et les endroits susmentionnés de tels
offenses et crimes, pas sans dommages évidents à leurs âmes et
risque de salut éternel, disparaissent impuni. Nous donc, désirant,
de même que notre devoir, enlever tous les empêchements par lesquels
de quelque façon lesdits inquisiteurs sont gênés dans l'exercice de
leur fonction, et empêcher les traces du hérétique et d'autre comme
des maux d'écarter leur infection à la ruine d'autres qui sont
innocent, l'ardeur de la religion nous poussant particulièrement,
pour que les provinces, les villes, les diocèses, les territoires,
et les endroits susmentionnés dans lesdites régions de l'Allemagne
supérieure ne puissent être privés du travail de la recherche qui
est leur dû, décrétons par ceci, en vertu de notre pouvoir. |
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