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Étienne Douchan - Louis de Tarente - Robert Le Coq - Laure De Noves - Urbain V - Alvarez Carillo Gil de Albornoz -
Étienne Douchan (1308-1355) Empereur des Serbes et des Romains de 1346 à 1355
Par son mariage avec la sœur du tsar de Bulgarie, il réduisit pratiquement la Serbie en vassalité. Il étendit sa domination sur la macédoine à l’exception de Salonique, sur l’Albanie, sur l’Épire, et, en 1346 se fit couronner à Skoplje empereur des Serbes et des Romains. Il se prépara à faire la conquête de Constantinople, et, dans ce dessein, chercha à s’allier tantôt avec Venise, tantôt avec les Turcs. Mais il mourut au moment où il allait mettre son grand projet à exécution. C'est sous son règne que la Serbie médiévale atteint son apogée. Durant cette période l'art serbe connaît son âge d'or; de talentueux artistes grecs travaillent à la construction et à la décoration de nombreux monastères, comme ceux de Studenica, DeIani ou GraIanica. C'est aussi l'époque de l'apogée du port de Raguse.
Louis de Tarente (1308-1362) Roi de Naples de 1347 à 1362
Fils de Philippe 1er d'Anjou, prince de Tarente, et de Catherine de Valois Courtenay. Il fut l'amant de la reine Jeanne 1ère de Naples, participa à l'assassinat de son mari André de Hongrie et épousa la reine, devenant ainsi roi de Naples. A peine Couronné, Louis le Grand, roi de Hongrie envahit le royaume de Naples pour venger son frère. Les troupes napolitaines, peu confiantes, désertèrent, et le couple royal prit la fuite en Provence. Louis de Hongrie ayant quitté Naples, Louis de Tarente et Jeanne revinrent en Italie et entreprirent de reconquérir le royaume, occupé par les soldats hongrois. La guerre s'éternisa jusqu'au moment où le litige fut porté devant le pape, qui trancha en faveur de Jeanne en 1350. Louis de Tarente était un homme ambitieux, violent, cruel. Il meurt à 42 ans.
Robert Le Coq (1310-1368)
Évêque de Laon en 1351. Adversaire des Valois, il s’associe avec Etienne Marcel, fait cause commune avec Charles le Mauvais, dévoué aux Anglais, et se réfugie auprès de lui à Meaux, après avoir tenté de leur livrer Laon. Au moment de la réunion des États généraux, il supplie le Dauphin de renvoyer ses conseillers et lui dicte, de concert avec Etienne Marcel, la fameuse ordonnance de 1357, instituant un conseil royal élu et établissant en France la monarchie parlementaire.
Laure De Noves (1310-1348)
Laure de Noves est né en 1310 à Avignon, fille du chevalier Audibert de Noves, elle épouse Hugues II de Sade, le 16 janvier 1325, Elle inspira Pétrarque qui l'immortalisa dans ses sonnetsElle mourut en 1348 de la peste, âgée de 38 ans, à Avignon année de la plus meurtrière épidémie que connu cette ville.
Urbain V (1310-1371)
Guillaume de Grimmoard, né en Lozère en 1310, sera un pontife profondément religieux qui vécut en bénédictin, se méfiant du collège des cardinaux . Il poursuit les réformes engagées par Innocent VI. Pétrarque salua son élection comme le résultat d'une inspiration divine. Urbain V rentre à Rome le 16 octobre 1367. Il y restera 3 ans à tenter de rétablir suivant sa propre formule "la paix dans la justice", sans beaucoup de succès. Puis, malgré les supplications de Brigitte de Suède, il décide de rentrer à Avignon pour empêcher la reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre. Il meurt d'ailleurs quelques mois après son retour en France .
Alvarez Carillo Gil de Albornoz (1310-1367)
Il fut un cardinal renommé. Né au château de Bonriposo, près de Viterbe, en Italie. Son père était un descendant du Roi Alphonse V de Léon, et sa mère, Teresa de Luna, appartenait à la maison royale d'Aragon. Après avoir étudié le droit à Toulouse, il devint aumônier royal, puis peu après évêque de Calatrava, et enfin le 13 mai, 1338, archevêque de Tolède. En 1340 il accompagna le Roi Alfonso XI dans sa campagne contre Amarre. Il sauva la vie du roi lors de la bataille de Rio Salado le 30 octobre 1340 et participa au siège d'Algésiras en 1344.Comme archevêque de Tolède il teint deux synodes de réforme, un à Tolède en mai 1339, l'autre à Alcala, en avril 1347. Il dû se sauvé d'Espagne et trouver refuge à la cour papal à Avignon, où Clément VI le reçu et le nomma Cardinal de San Clemente le 17 décembre 1350. C’est pendant le séjour des papes à Avignon que les territoires ecclésiastiques en Italie ont été perdu par les papes. Celui-ci partit pour l'Italie en automne 1353 à la tête d'une petite armée de mercenaire. Après avoir reçu l'appui de l’influent archevêque Giovanni Visconti de Milan , de celui de Pise, de Florence, et de Siène, il commença ses opérations militaires contre Giovanni di Vico, maître de Rome, seigneur de Viterbe ayant usurpé une grande partie des territoires papal. Celui-ci fut défait à la bataille d'Orvieto le 10 mars 1354. Le traité de Montefiascone fut signé le 5 juin, ou Giovanni di Vico fit sa soumission à Orvieto. Afin de recevoir son appui pour l'avenir, Albornoz le nomma gouverneur de Corneto durant douze années. Innocent VI fut contrarié sur les limites du traité, mais le cardinal justifia son acte en précisant la nécessité de la prudence pour son succès final. Le pape avait déjà précédemment envoyé Cola di Rienzi, ancien tribun de Rome, en Italie pour le seconder. Mais le cardinal ne fit pas confiance à Rienzi, et pendant un certain temps l’envoya à Pérouse. Mais, sur la demande répétée des Romains et de Rienzi lui-même, il le nomma sénateur de Rome en remplacement d 'Isola de Guido qui se montra impuissant à lutter contre les intrigues de la noblesse romaine. Le 1 août, 1354, Rienzi entra dans Rome et fut accueilli en libérateur par le peuple. Cependant, sa cruauté, les impôts accablants, et ses dépenses coûteuses le fit détesté, et lors d’une insurrection populaire le 8 octobre 1354, il fut victime de la fureur de la foule. La soumission de Giovanni di Vico eu comme conséquence le retour des états Papal et du duché de Spoleto sous l'autorité papal. Albornoz pu tourner son attention sur la restauration de l’autorité papale à Ancône et sur la Romagne. Après avoir gagné l’appui de Mogliano de Gentile, de da Varano de Fermo ainsi que de Ridolfo de Camerino, il commença des opérations militaires contre les puissants maîtres de Rimini. Ceux-ci s’allièrent avec leur ennemi, Ordelaffi de Francesco, qui avait usurpé une grande partie de la Romagne. Par la suite ils gagnèrent également le ralliement de l’infidèle Mogliano de Gentile. Le commandement suprême de l'armée fut donné à Varano de Ridolfo. Celui-ci gagna une victoire significative sur Galeotto De Malatesta près de Paterno le 2 juin 1355. Un traité approuvé par Innocent VI le 20 juin fut signé. Dorénavant les rebelles furent des alliés fidèles des forces papales. Leur soumission fut bientôt suivie de celle de Montefeltro, qui apporta les régions d'Urbino et de Cagli sous la responsabilité d’Albornoz.Peu de temps après, les villes de Sinigaglia et d'Ancône, et les deux frères Bernardino et Guido Polenta, seigneurs de Ravenne et de Cervia, firent leurs allégeances à Albornoz. Vers la fin de 1355 il fut nommé évêque de Sabina. Degli Ordelaffi de Giovanni et Riniero De Manfredi, de Faenza, et de Francesco, de la Romagne, refusèrent de se soumettre. En 1356 une croisade fut prêché contre eux par ordre du pape. Manfredi se rendi à Faenza à Albornoz le 10 novembre 1356. Albornoz avait à plusieurs reprises demandé à Innocent VI d’être rappelé à Avignon. Lorsque tous les usurpateurs des états Papal à l’exception d’Ordelaffi furent soumis, le pape accéda à sa demande et le remplaça par Androin De La Roche, abbé de Cluny. Avant le renvoi à Avignon d’Albornoz teint une réunion de l’ensembles des prêtes du territoire papal du 29 avril au 1er mai 1357. C’est à cette réunion que furent édité les célèbres constitutions des états Papal, "Constitutiones Sanctæ Matris Ecclesiæ", généralement connu sous le nom de "constitutions d'Egidian". Quand il fit connaître aux prêtes rassemblés son intention de retourner à Avignon, ils l’invitèrent à rester, au moins jusqu'à septembre. C’est à contrecœur qu’il y consenti et commença immédiatement des opérations militaires contre Ordelaffi. Le 21 juin il pris Cesena, et Bertinoro tomba le 25 juillet. Quand il parti pour Avignon en septembre, Ordelaffi restait maître de Forli et de quelques autres bourgades de la Romagne. Le 23 octobre il arriva à Avignon et fut reçu avec tous les honneurs. Albornoz resta peu de temps à Avignon. Son successeur en Italie, l'abbé de Cluny, manqua de la formation militaire pour faire face avec succès à Ordelaffi habile et vaillant. Par ailleurs, les intrigues de Giovanni di Vico dans les états Papal et les perturbations à Rome exigèrent de nouveau la présence d'Albornoz en Italie. Il commença immédiatement des opérations contre Ordelaffi, ce dernier fut finalement obligé de se rendre. Le 4 juillet 1359, Albornoz pris possession de Forli, Il permit à Ordelaffi de régner sur Forlimpopoli et de Castrocaro. Pendant l'absence d’Albornoz de Rome, le peuple avait établi un septemviri pour régner en commun avec le sénateur. Mais, le considérant imprudent et d’aller à l’encontre de la volonté du peuple, Albornoz consenti au nouvel arrangement, mais réserva la nomination du sénateur au pape. Excepté Bologne, le territoire pontifical dans son entier reconnu la souveraineté du pape. Ollegio de Giovanni, qui posséda Bologne, engagea une guerre contre Bernabò Visconti de Milan, qui voulait devenir maître de Bologne. Incapable de faire face à Bernabò, d'Ollegio de Giovanni rendit Bologne au cardinal, qui essaya en vain d'arriver à un arrangement amical avec Bernabò. Pendant ce temps, Innocent VI était mort le 12 septembre, 1362). Albornoz refusa la tiare qui lui était offerte, et Urbain V fut élu pape et Albornoz continua ses opérations militaires contre Bernabò, dont la résistance têtue fut un obstacle principal aux croisades qu’Urbain V prévoyait d’entreprendre contre les Turcs. Quand toutes les autres tentatives eurent échoué, le pape entrepris une croisade contre Bernabò au printemps de 1363. En avril le cardinal gagna une victoire à Salaruolo, près de Modène, et la soumission de ce tyran têtu pour être complète était seulement maintenant une question de temps. Mais l'idée d’une croisade contre les Turcs était tellement voulue par le pape que le 13 mars 1364, une paix fut conclue, avec des conditions extrêmement favorables pour Bernabò, qui reçu 500.000 florins d'or en échange de la ville et de la principauté de Bologne.Le cardinal avait maintenant accompli la tâche difficile que lui avait confiée Innocent VI. Il avait soumis le territoire pontifical dans sa totalité à l'autorité papal et avait de ce fait permis le retour du pape à Rome. Mais, Urbain V donna raison aux ennemis du cardinal qui l'accusaient de s’être approprié l’argent papal. En conséquence la gestion des affaires temporelles de la Romagne fut prise à Albornoz et donnée à l'évêque de Ravenne, Hereupon. Le cardinal demanda à être rappelé d'Italie et adressa une lettre au pape dans lequel il donnait un exposé de sa gestion. Le pape découvrit son erreur et donna crédit à Albornoz pour le service inestimable qu'il avait assuré pour la papauté. En 1367 Urbain V voulu retourné à Rome; Albornoz le reçu à Viterbe, mais décéda avant que le pape soit définitivement à Rome. Selon son souhait il fut enterré dans l'église d’ Assise, mais quatre ans après ses restes furent transférés.
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