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Rodolphe 1er de Habsbourg dit le Débonnaire - Henri de Görtz dit Henri de Carinthie - Henri de Wierzbno - Jean d'Avesnes - Charles 1er Robert ou Charobert d'Anjou-Sicile - Gérard Groote ou Gérard de Groote - Pierre Bersuire ou Pierre Berchoire - Gauthier d’Aunay - Philippe d’Aunay - Béatrice de Castille - Inés de Castro -
Rodolphe 1er de Habsbourg dit le Débonnaire (1282-1307) Duc d'Autriche de 1298 à 1307 Roi de Bohême de 1306 à 1307
Fils aîné de l'empereur Albert 1er de Habsbourg et d'Élisabeth fille du comte Meinhard IV du Tyrol. Après le meurtre du roi Venceslas III de Bohême. L'empereur Albert 1er tenta de prendre le contrôle de la Bohême. Le duc Henri de Carinthie époux d'Anna sœur aînée de Venceslas III était l'héritier le plus légitime et il obtient une majorité de votes de la noblesse sur son nom à l'élection d'août 1306. L'empereur soutient la candidature de son fils qui vient de perdre son épouse Blanche fille de Philippe III de France et qui n'hésite pas pour renforcer ses droits à épouser le 16 octobre 1306 Élizabeth Ryksa de Pologne la veuve de Venceslas II de Bohême et à envahir la Bohême. Albert 1er confère à Znojmo le 18 janvier 1307 la Bohême à titre de fief à son fils. Malheureusement dès le 3 juillet 1307 Rodolphe 1er meurt brusquement.
Henri de Görtz dit Henri de Carinthie (1270-1335) Duc de Carinthie de 1295 à 1335 roi de Bohême de 1307 à 1310
fils de Meinhard V de Görtz comte du Tyrol et duc de Carinthie depuis 1286.Il règne lui-même sur la Carinthie conjointement avec ces frères Othon mort en 1310 et Louis mort en 1305 pendant que leur sœur Elisabeth morte en 1313 est l'épouse de l'empereur Albert 1er de Habsbourg. En 1306 il épousa Anne de Bohême, fille du roi Venceslas II de Bohême et de Jutte de Habsbourg. Il était le plus proche héritier du roi Venceslas III de Bohême et après le meurtre de ce dernier il fut élu roi de Bohême par la noblesse fin août 1306. Il dut s'effacer en face à son neveu Rodolphe III de Habsbourg soutenu par son père l'empereur, mais fut élu de nouveau à la mort de ce dernier en 1307. Une longue lutte commença alors contre le nouveau prétendant son autre neveu Frédéric le Bel d'Autriche. Finalement après l'élection à l'empire en 1308 de Henri de Luxembourg ce dernier fit épouser en 1310 à son propre fils Jean de Luxembourg; Elisabeth de Bohême une autre fille de Venceslas II. Henri de Carinthie dut quitter la Bohême le 9 décembre 1310 et Jean de Luxembourg fut couronné roi de Bohême le 11 février 1311 par l'archevêque de Mayence.
Henri de Wierzbno (mort en 1319) Évêque de Wrocław de 1301 à 1319
Issu d’une famille de puissants magnats silésiens. Membre du Chapitre cathédral de Wrocław, il participa au synode qui suivi la mort de l’évêque Thomas Zaremba. Il joua un rôle politique de premier plan. Devenu évêque de Wrocław en 1301, il assura la régence au nom des enfants d’Henri V le Gros lorsque leur protecteur Bolko 1er dit le Sévère décède. À une époque où la Bohême et la Pologne essaient d’étendre leur influence en Silésie, Venceslas II voit en lui un précieux allié. Le 26 mai 1303, à la cathédrale de Prague il couronna Élizabeth Ryksa reine de Bohême et de Pologne. Après la prise du pouvoir par Ladislas le Bref, il se rangea derrière Jan Muskata, l’évêque de Cracovie, avec qui il avait des liens familiaux, dans le conflit qui l’opposait à l’archevêque Jakub Świnka. Il fut un évêque très actif. Il organisa 2 synodes diocésains, en 1305 et en 1316. Il s’efforça d’améliorer l’organisation de son diocèse, d’améliorer la gestion des biens de l’Église, de renforcer la formation des prêtres ainsi que la discipline au sein de l’Église. Il fit réaliser un inventaire complet des biens de l’évêché. Il mit également en place un tribunal inquisitoire, qui a notamment condamné un cinquantaine d’hérétiques au bucher, à Świdnica, en 1315. Il fut excommunié sans doute du fait de son soutien apporté à Jan Muskata. De 1310 à 1314, il fut jugé à Avignon par le tribunal papal. Innocenté des charges qui avaient été portées contre lui, il retrouva son diocèse. Il meurt le 23 septembre 1319. Il fut inhumé dans le presbytère de la cathédrale de Wrocław.
Jean d'Avesnes (1288-1356)
Fils de Jean 1er de Hainaut et de Philippine de Luxembourg, il devient seigneur de Beaumont. Il épouse en 1317 Marguerite, comtesse de Soissons.
Charles 1er Robert ou Charobert d'Anjou-Sicile (1288-1342) Roi de Hongrie de 1308 à 1342
Fils de Charles Martel de Hongrie et de Clémence de Habsbourg. Son père porta le titre de roi de Hongrie sans chercher à faire valoir ses droits sur ce trône. A la mort de son grand-père, son oncle Robert l'évinça et s'empara du trône. Il se rendit alors en Hongrie pour faire valoir ses droits, mais l'appui du pape le desservit, le pape y étant alors impopulaire. La mort de son rival, Venceslas III en1306, et l'habileté du légat qui l'accompagnait convainquirent les États de Hongrie à l'élire roi en 1308. Il épousa en premières noces Marie de Halicz, fille de Lev II, prince de Halicz, et ce mariage resta sans postérité. En secondes noces, il épousa en 1306 Marie de Silésie), fille du duc Casimir de Bytom. Il n'eut pas non plus d'enfant de ce mariage. En troisième noce, il épousa le 24 juin 1318 Béatrice de Luxembourg, fille de l'empereur germanique Henri VII de Luxembourg et de Marguerite de Brabant. Ils eurent un enfant, né et mort en 1319. Enfin, il épousa le 6 juillet 1320 Elisabeth Piast, fille de Ladislas 1er le Bref et d'Hedwige Piast. Ses campagnes militaires portèrent sur l'agrandissement de son royaume et, à la fin de son règne, il contrôlait la plupart des états frontaliers, la Dalmatie, la Croatie, la Serbie. En 1314, il vainquit Matthieu, comte palatin, qui s'était révolté contre lui; mais il fut battu en 1330 par le voïvode de Valachie à la bataille de Posada où son armée pourtant 3 fois plus nombreuse fut massacrée dans un défilé montagneux, et se vit obligé d'aller chercher un refuge à Naples. Il revint pourtant dans ses Etats, défit ses ennemis, et éleva même la Hongrie à un haut degré de splendeur. Il mourut en 1342, laissant la couronne à son fils Louis.
Gérard Groote ou Gérard de Groote (1340-1384)
Clerc néerlandais à l'origine d'un nouveau courant spirituel à l'intérieur de la catholicité, “la devotio moderna”. Né dans une famille aisée de Deventer, orphelin à 10 ans, il fait de brillantes études universitaires à Paris et à Cologne. En 1374, il se convertit, c'est-à-dire qu'il rejetta les sciences profanes et brûla tous ses livres. Il fut alors très influencé par les mystiques rhénans, notamment Henri Suso dont il lit “l'Horlogium” et surtout Jean de Ruysbroeck. Néanmoins il ne partageait pas leur spiritualité spéculative et intellectuelle. Après un séjour à la chartreuse de Munnikhuisen et le refus par humilité de la prêtrise, voulant demeurer simple diacre, il se lança à partir de 1379 dans une prédication itinérante violente à travers les Pays-Bas, ce qui le fait assimiler aux hérétiques. Il critiqua avec virulence les mœurs ecclésiastiques de son temps et prêcha la conversion et la pénitence. Il meurt à 44 ans sans avoir pu réaliser ce dont il rêvait. Il jetta cependant les bases d'une nouvelle forme de vie religieuse, celle des fraternités des Frères de la vie commune et surtout celle d'une nouvelle conception de la spiritualité, la devotio moderna. Toutes deux vont être développées et diffusées par ses disciples, notamment Florent Radewijns.
Pierre Bersuire ou Pierre Berchoire (1290-1362) Écrivain français du Moyen Âge
Moine bénédictin, il fut un traducteur, un encyclopédiste et l'auteur de plusieurs écrits. Les “Gesta Romanorum”, une collection latine d'anecdotes et de contes, lui sont parfois attribuées.
Gauthier d’Aunay (?-1314) Chevalier normand
Il est célèbre pour avoir été, à partir de 1312, l’amant de Blanche de Bourgogne, bru du roi de France Philippe le Bel, ce qui lui valut une exécution particulièrement cruelle et célèbre. Fils aîné de Gauthier d’Aunay, seigneur de Moucy-le-Neuf, du Mesnil et de Grand Moulin, il est marié à Agnès de Montmorency, dont il a 3 enfants. Il est bachelier du comte de Poitiers, second fils de Philippe le Bel. Convaincu d’adultère dans l’affaire de la tour de Nesle avec Blanche de Bourgogne, il est confondu et dénoncé par Isabelle, reine d’Angleterre, qui déteste sa belle-sœur Blanche. Passé à la question malgré son rang, il passe vite aux aveux et est condamné pour crime de lèse-majesté et exécuté à Pontoise avec son frère Philippe d’Aunay.
Philippe d’Aunay (?-1314) Chevalier normand
Il est le frère cadet de Gauthier d'Aunay. Amant de Marguerite de Bourgogne, épouse du roi Louis de Navarre, héritier de la couronne de France. Il est exécuté en même temps que son frère à Pontoise.
Béatrice de Castille (1293-1359) Reine du Portugal
Fille de Sanche IV de Castille et de Marie de Molina, en 1309 elle épousa Alphonse IV de Portugal.
Inés de Castro (1320-1355) Elle émigre au Portugal en 1340 et est nommée dame de compagnie de l'Infante Constance de Castille, l'épouse du prince Pierre 1er du Portugal. Le prince tombe rapidement amoureux fou d’elle, au point de négliger sa femme ce qui a pour effet de rapprocher du trône les nobles castillans. Le roi Alphonse IV de Portugal, père de Pierre, désapprouve l’influence d’Inès sur son fils mais décide d’attendre que leur passion s’éteigne d’elle-même. Malheureusement pour la relation entre le père et le fils, cette passion reste forte et constante, malgré la desapprobation royale. Après la mort de Constance de Castille en 1345, le roi cherche à remarier son fils sans succès, celui-ci refusant tout autre épouse qu’Inès qui, selon les lois de l’époque, ne peut être reine. Dans le même temps, le fils légitime de Pierre, le futur roi Ferdinand 1er du Portugal est un garçon chétif et frêle alors que les 4 enfants illégitimes de Pierre et d’Inès prospèrent au désespoir de la noblesse portugaise qui s’effraie de l’influence castillane sur Pierre. Le roi décide alors d’exiler Inès, sans succès. Après plusieurs tentatives pour séparer les amoureux, le roi ordonne le meurtre d’Inès. Pêro Coelho, Álvaro Gonçalves et Diogo Lopes Pacheco sont engagés et partent pour le monastère de Santa Clara à Coimbra, où Inès réside, et la tuent le 7 janvier 1355. Apprenant la nouvelle, Pierre se rebelle contre son père et engage le pays dans une guerre civile. Lorsqu’il devient roi du Portugal en 1357, Pierre annonce au pays qu’il a secrètement épousé Inès, faisant ainsi d’elle la reine du Portugal 2 ans après sa mort.
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