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Jean III de Bretagne dit le Bon - Louis IV de Bavière - Jacques ou Jacob Van Artevelde - Robert III d'Artois - Guy de Penthièvre ou Guy de Bretagne - Roger Mortimer -
Jean III de Bretagne dit le Bon (1286-1341) Duc de Bretagne de 1312 à 1341
Fils d’Arthur II de Bretagne, et de Marie, vicomtesse de Limoges, sa première épouse. En 1297, il épouse Isabelle de Valois, fille de Charles de Valois et de Marguerite d'Anjou. Veuf, il se remarie en 1310 à Burgos avec Isabelle de Castille, fille de Sanche IV, roi de Castille et de León et de Marie de Molina. Jean devient Duc de Bretagne et comte de Dreux en 1312. A cette occasion, il adopte définitivement les hermines comme symbole ducal. Il essaya de contester la légitimité du mariage entre son père et Yolande de Montfort. En 1315, il participa à une campagne de Louis X le hutin contre la Flandre. En avril 1317, Jean III, donne le Penthièvre à son frère Guy. Il fut fidèles aux rois de France et combattit au côté de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel en1328, où il fut blessé. Il se remaria en 1329 avec Jeanne, fille d'Édouard, comte de Savoie et de Blanche de Bourgogne. Édouard III d'Angleterre lui confisqua le comté de Richemont en raison de son alliance avec la France. Il tenta de léguer à sa mort le duché de Bretagne à la France, mais ses sujets s'y opposèrent, et il maria alors sa nièce Jeanne de Penthièvre avec Charles de Blois, neveu de Philippe VI. En 1338, il envoya sa flotte à l'Ecluse en soutien de celle du roi de France, mais celles ci fut détruite par les anglais. Son ascendance française est probablement à l'origine des excellentes relations qu'il entretient avec la France. Ce qui ne l'empêche pas de renforcer le pouvoir ducal en modernisant l'Etat Breton. Malheureusement, sa mort sans enfant et son refus de désigner le nouveau Duc vont plonger la Bretagne dans une terrible guerre de Succession Il n'eut aucun enfant de ses trois mariages. Il mourut à Caen en 1341 en revenant de Flandre. Sa nièce Jeanne de Bretagne, mariée à Charles de Blois, est appelée à lui succéder. Ce sera le début de la guerre de succession de Bretagne.
Louis IV de Bavière (1286-1347) Roi des Romains de 1314 à 1346 Empereur germanique de 1314 à 1347
Fils de Louis II le Sévère duc de Bavière et de Mathilde de Habsbourg. Il succéda à son père comme duc de Bavière en 1294, et fut élu empereur en 1314 contre Frédéric le Beau. A la mort d'Henri VII en 1313, les princes s'étant divisé en deux factions, le pape Jean XXII, crut sans doute pouvoir profiter de cette situation comme jadis Innocent III et, refusant de choisir entre les 2 élus, déclara l'Empire vacant et nomma vicaire pour l'Italie le roi Robert de Naples. Louis IV fit prisonnier son rival à la bataille de Mühldorf en 1322, le garda détenu jusqu’en 1325 et ne lui rendit la liberté qu’à la condition qu’il renonce à l’empire. Mais le pape Jean XXII s’opposa à cet accord, ordonna à louis d’abdiquer et, sur son refus, l’excommunia en 1324. Face à cette attitude, Louis IV depuis la chapelle Teutoniques de Sachsenhausen lança un appel au concile général pour juger le pape, accusé d'hérésie et d'usurpation de bien d'autrui. Descendant alors en Italie en 1327, il fit élire l’antipape Nicolas V et se fit couronner par celui-ci. En 1338, Louis changea de ton; il sentait que la papauté devenait impopulaire dans le pays. Le 17 mai 1338, Louis lança la manifeste “Fidem catholicam”: il y proclamait que l'empereur occupait un rang aussi élevé que le pape, qu'il tenait son mandat de ses électeurs et qu'il n'avait nul besoin de l'approbation pontificale pour remplir sa mission; enfin, il soutenait qu'un vrai concile représentant l'Église universelle était supérieur aux assemblées que le pape faisait et défaisait à son gré. Le 16 juillet, les électeurs réunis à Rhense accomplirent un geste d'une portée considérable: pour la première fois, ils agissaient en corps, non pas pour élire ou déposer un souverain, mais pour préserver les intérêts de l'empire, dont ils se prétendaient les représentants. Or, en l'occurrence, ils adoptèrent le point de vue de Louis et déclarèrent que l'élection suffisait pour faire le souverain légitime de celui que leur vote avait désigné. Le 4 août la constitution “Licet juris” affirma la même chose, au nom de l'empereur cette fois. Enfin, le 5 septembre à Coblence, au cours d'une diète solennelle, Louis fit d'Édouard VII avec lequel il venait de s'allier contre la France et qui était présent à ses côtés son vicaire pour l'empire. Jamais sans doute les positions de l'empereur n'avaient été aussi fortes qu'à ce moment-là. Dans son conflit avec le pape, Louis IV fut soutenu notamment par Occam et Marsile de Padoue. Après une pause apparente sous le pontificat de Benoît XII, le combat reprit sous Clément VI qui somma son adversaire d'abdiquer en 1342 et parvint à faire élire contre lui comme roi de Germanie Charles de Bohême. Cette intrusion dans les affaires allemandes provoqua un soulèvement contre ce nouveau monarque. Louis IV se préparait à riposter, lorsqu’il mourut d’une chute de cheval le 11 octobre 1347
Jacques ou Jacob Van Artevelde (1287-1345) Homme politique Flamand
Jacob Van Artevelde est né à Gand. Il est marchand de bétail, de poisson, de vin, d’argent et de textile et issu d’une famille de la haute bourgeoisie Gantoise. Il possède plusieurs terres dans les polders et habite le Kalandenberg, dans la riche paroisse Gantoise de Saint-Jean. Ses différents contacts avec le pouvoir comtal en ont fait l'un des porte-parole de sa ville d'abord, des communes flamandes ensuite, dans les diverses négociations avec le comte de Flandre Louis de Nevers. En 1336, Édouard III, qui veut obliger les villes flamandes à se tourner vers l'Angleterre, interdit l'exportation des laines anglaises vers la Flandre. Celle-ci entre en crise. Les profits baissent, le chômage augmente. Les travailleurs et les drapiers ne voient que les agents du fisc venir de France et les émeutes commencent à se multiplier. Le 3 janvier 1338, Van Artevelde se fait confier la direction de Gand par les échevins de la ville et organise, en avril, une conférence des grandes villes de Flandre au monastère d'Eeckoutte. À partir de ce moment, c'est lui qui assume le gouvernement du comté de Flandre. Le comte Louis 1er de Flandre s'étant réfugié en France. Van Artevelde nomme à sa place un régent, Simon Van Halen. Il parvient à faire supprimer l’embargo sur l’importation de laine anglaise pour que l’industrie gantoise du drap puisse reprendre. Nous sommes alors à la veille de la guerre de Cent Ans. Dans ce conflit entre la France et l’Angleterre, Jacob van Artevelde adopte au début une position de neutralité afin de créer un climat économique stable. Mais "l’homme sage de Gand" finit par choisir le camp de l’Angleterre. En décembre 1339, il rencontre Édouard III à Anvers et conclut un accord avec lui. Les Flamands le reconnaissent comme roi de France et s'engagent à lui fournir des troupes pour conquérir son nouveau royaume. Édouard, lui, consent à transférer l'étape des laines d'Anvers à Bruges et à remettre à la Flandre les châtellenies de Lille, Douai et Orchies, annexées jadis par Philippe IV le Bel. En 1340, Van Artevelde invite Édouard III à Gand et l'y fait proclamer roi de France. Au début des années 1340, le retour des laines anglaises ne ramène cependant pas la prospérité en Flandre et l'autorité de Jacob Van Artevelde est de plus en plus contestée. Le pape Clément VI a lancé une excommunication aux Flamands parjures. Louis de Flandre parvient à reprendre pied dans le comté en se formant un parti chez les opposants. Van Artevelde répond par la fuite en avant. Il désavoue le comte de Flandre et suggère à Édouard III d'offrir le comté à son fils Édouard, le futur Prince Noir. Il est cependant déjà trop tard pour lui. Contesté dans sa ville même de Gand, il est assassiné lors d'une émeute en juillet 1345. La Flandre abandonne dès lors Édouard III et se rallie à la France.
Robert III d'Artois (1287-1342) Seigneur de Domfront Comte de Beaumont-le-Roger Pair de France Seigneur de Conches et de Mehun-sur-Yevre Comte de Richmond
Fils de Philippe d'Artois, seigneur de Conches-en-Ouche et de Blanche, fille du duc Jean II de Bretagne. Il reçoit en 1310 le comté de Beaumont-le-Roger en dédommagement du comté d'Artois auquel il prétendait. La mort prématurée de son père Philippe d'Artois en 1298 va écarter Robert III de la succession du comté d'Artois. À la mort de Robert II, le grand-père de Robert III, c'est sa fille Mahaut qui prend possession de l'héritage, et le jeune Robert s'oppose très vite à sa tante et prend la tête du mouvement féodal en 1316. Il fait 2 procès à Mahaut devant la Cour des pairs en 1309 et 1318 mais les perd. En 1328, Robert d'Artois revendiqua de nouveau le comté d'Artois contre sa tante Mahaut. Il intenta un procès devant le parlement lors duquel il produisit des faux documents. On le soupçonna également d'avoir "aidé" à la mort de sa tante. Il fut déclaré criminel et ennemi du royaume en mars 1337, et banni. Définitivement dépossédé, sous la menace de la justice royale, c'est plein de rancœur qu'il fuit la France. Exilé en Flandre, puis en Brabant et même en Avignon, il trouve finalement refuge en Angleterre, où il incite Édouard III à déclencher la Guerre de 100 Ans. Celui-ci le fait comte de Richmond. Servant dans l'armée anglaise, il est mortellement blessé dans la guerre de Succession de Bretagne et meurt en 1342. Il est inhumé à l’Eglise Saint-Paul à Londres
Guy de Penthièvre ou Guy de Bretagne (1287-1331) Comte de Penthièvre de 1314 à 1317 Vicomte de Limoges de 1314 à 1317
Second fils du duc de Bretagne Arthur II et de Marie, vicomtesse de Limoges, il se maria en premières noces en 1318 avec Jeanne d'Avaugour dame de Goello, fille d'Henri, seigneur d'Avangour. Veuf, il se remaria avec Jeanne de Belleville, mais le mariage fut annulé par le pape en 1330. Mort avant son frère aîné le duc Jean III, il ne devint pas duc Bretagne mais ses droits passèrent à sa fille Jeanne.
Roger Mortimer (1287-1330) Comte de la Marche
Homme de guerre anglais. Il est issu d’une famille galloise et le petit fils du premier Baron Wigmore. Lors du décès de son père Edmond Mortimer, encore enfant, il fut placé auprès d’ Édouard 1er et devint chevalier en 1306. Par son mariage avec Joan de Geneville, Roger non seulement obtint d'agrandir ses possessions aux limites du pays de Galles, avec notamment l'important château de Ludlow qui devint une forteresse de famille, mais aussi de vastes territoires et de l'influence en Irlande. En 1308 il y alla pour affirmer son autorité. Ce qui le mit en conflit avec les De Lacy, qui se tournèrent vers Édouard Bruce, frère du roi Robert Bruce.En 1316, il y est nommé lieutenant général du roi et prend une part importante à la défaite d’Édouard Bruce en 1318, qui s’était fait couronner roi d’Irlande. Puis il participa à la révolte des barons contre le roi et les Despenser de 1321 à 1322. Obligé de se rendre au roi à Shrewsbury en janvier 1322 il fut emprisonné à la tour de Londres ou il réussit à s’évader en 1323 et se réfugia en France. Il y retrouve en 1325 la reine Isabelle et devint son amant. Ayant formé une petite armée, ils débarquèrent tout deux en Angleterre en 1326 et forcèrent Édouard II à l’abdication. Celui fut assassiné dans sa prison en 1327. Profitant de la jeunesse d’Édouard III, il fut alors le maître tout puissant de l’Angleterre. Mais Édouard III ne tarda pas à se débarrasser de sa tutelle. L’assassinat d’Édouard II, les accords désastreux conclus en Guyenne et en Écosse, la morgue, l’ambition et la convoitise de Mortimer, qui accumule titres et seigneuries, favorisent les desseins d’Édouard III qui, soutenu par Henri de Lancastre, le fait arrêter en octobre 1330.Condamné à mort par le Parlement, Mortimer est pendu le 29 novembre 1330 et ses biens sont confisqués au profit de la couronne.
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