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Marie de Brabant - Casimir II de Łęczyca - Dante Alighieri - John Duns Scot - Giotto di Bondone - Rainier 1er Grimaldi - Philippe IV le Bel - Mathilde dite Mahaut d'Artois - Pierre de La Palu - Charles de France Comte de Valois - Judith de Habsbourg - Marsile de Padoue -
Reine de France
Fille de Henri III, duc de Brabant, épousa Philippe le Hardi, roi de France en 1274 La reine Marie contribue à engager le roi dans les affaires angevines et à le pousser ainsi aux hostilités avec l'Aragon. Elle cultiva la poésie, et protégea les poètes. Ses bienfaits en attirèrent un grand nombre à la cour de France.Devenue veuve, en 1285, elle consacra le reste de sa vie à la retraite et à l'étude. Elle moura en 1321.
Casimir II de Łęczyca (1262-1294)
Il est le fils de Casimir 1er de Cujavie et de sa troisième épouse Euphrosyne d’Opole. Avec ses frères, il devient duc de Brześć Kujawski et Dobrzyń nad Wisłą en 1267. Lorsque son père décède en 1267, il est encore un jeune enfant et se retrouve sous la protection de sa mère. Ce n’est que lorsque son demi-frère Lech II le Noir décède sans descendance en 1288 qu’il obtient le duché de Łęczyca, situé dans le centre de la Pologne. En 1289, en compagnie de son frère Ladislas 1er le Bref, il s’allie à Boleslas II de Mazovie, dont la coalition, le 26 février 1289 à Siewierz, écrase les alliés d’Henri IV le Juste. Lorsque Boleslas II renonce à tout prétention au trône de Cracovie, Casimir soutient son frère Ladislas 1er qui veut devenir le maître de Cracovie. Il l’appuie notamment dans sa guerre contre Venceslas II de Bohême. Cela se termine par une défaite et la capture des deux frères en 1292. Le 9 octobre 1292, il est contraint de signer un traité de paix et de devenir le vassal du souverain de Bohême. Casimir II et Ladislas le Bref ne se résignent pas à abandonner le trône de Cracovie à la Bohême. Le 6 janvier 1293, à Kalisz, ils rencontrent Przemysl II, suite à une initiative de l’archevêque Jakub Świnka, et envisagent la possibilité d’entreprendre une action commune pour reconquérir la capitale de la Petite Pologne. Mais, début juin 1294, une attaque lituanienne met le territoire de Łęczyca à feu et à sang. Casimir est tué au combat le 10 juin 1294 en pourchassant les agresseurs. Casimir n’étant pas marié et n’ayant pas d’enfant, c’est son frère Ladislas 1er qui hérite du duché de Łęczyca.
Dante Alighieri 1265-1321
Dante vécut dans un climat de luttes sociales et de guerres régionales, où l'empire et la papauté constituaient des pôles d'engagement ou des prétextes d'alliance plus que des causes embrassées pour elles-mêmes. Quand il naquit, sa ville était depuis cinq ans aux mains des gibelins, qui en avaient chassé les guelfes; en 1266, Florence repassait aux mains de ces derniers, et les gibelins en étaient expulsés à leur tour, perdant à jamais la partie. Les guelfes allaient se diviser un peu plus tard en Noirs et Blancs, et c'est comme Blanc que Dante devait être un jour proscrit. C'est pendant son exil que Dante écrivit la Comédie à laquelle l'admiration de la postérité ajouta l'épithète "divine", et dont le titre définit, suivant les catégories littéraires d'alors, avec un style moins noble et soutenu que celui de la tragédie et dont le modèle est l'Énéide de Virgile. C'est un poème de l'imminence au regard du destin du monde, des chances de l'homme dans cette vie, et non seulement dans une autre, des anxiétés aussi que fait peser sur la conscience collective l'appréhension d'une "fin des temps". Cette Comédie forme un récit vivant qui absorbe et renvoie à tout instant au dernier "vécu". Entre le centre de la Terre, où Lucifer, dans sa ténébreuse prison de glace, occupe la pointe de l'immense excavation en cône renversé qui contient l'Enfer et l'Empyrée, où Dieu est perçu comme un océan de lumière. Plus sensible que toutes est l'amplification résolue qui, après la force pathétique et l'intensité expressionniste de l'Enfer, s'accentue avec l'émotion plus élégiaque et plus pénétrante du Purgatoire et aboutit au miraculeux triomphe de l'imaginaire dans le Paradis. Dante convertit son aveu d'impuissance en un prodige de poésie, qui ouvre justement sur l'inexprimable les perspectives infinies que son imagination pressent. Des trois "cantiques", c'est l'Enfer qui est le plus connu, le plus populaire peut-on dire. Le goût du pittoresque, répandu par la critique romantique, y est pour beaucoup. Dante avait pourtant la conviction, maintes fois affirmée dans son poème, qu'en s'élevant d'un royaume à l'autre, il élevait chaque fois sa poésie par un dépassement de niveau qui la rendait digne d'une matière sans cesse plus "haute". Ce n'est qu'en l'embrassant en son entier, par une lecture qui ne s'arrête pas aux moindres détails d'époque, qu'on peut y percevoir tout à fait la puissance et le prix de la poésie de l'ineffable auprès de celle du concret, saisi avec le plus violent réalisme. C'est pourquoi le Paradis ne doit pas être considéré seulement comme la troisième section du poème, mais comme sa conclusion. Dante sera beaucoup plus en faveur au 19ème siècle qu'au cours des trois siècles précédents.
John Duns Scot (1266–1308) Théologien et philosophe
Il fut un des philosophes et des théologiens les plus influents du Moyen-Âge, ses contemporains l’appelaient le Docteur Subtil. Il fut professeur à Cambridge, Oxford et Paris. Sa renommée et ses succès le suivirent à l'université de Paris ou il enseigna en 1306-1307. Par ordre de ses supérieurs, il alla enseigner à Cologne où il finit ses jours en 1308.
Giotto di Bondone (1266 ?-1337) Peintre
Né à Florence, élève de Cimabue, il n’imita personne et créa son propre style. Sa vision moderne de l’espace, sa manière d’individualiser les personnages, son sens de la nature et surtout l’humain marquèrent une cassure déterminante avec les conventions de la « manière grecque » et la sensibilité médiévale. Il s’illustra dans des oeuvres fameuses dont plusieurs ont hélas disparu.
Rainier 1er Grimaldi (1267-1314) Seigneur de Cagnes-sur-Mer
Rainier 1er Grimaldi, fils de Lanfranc Grimaldi, était marin dans l'âme comme tous ceux de sa race. Il combattit d'abord pour la République de Gênes, puis entra au service de Philippe IV le Bel, qui le fit amiral de France en 1303. Dès 1302 il commandait l'excellente flotte française dans la guerre contre les Flamands révoltés. Seigneur de Cagnes sur Mer, il en fortifia puissamment le château. Il mourut en 1314.
Philippe IV le Bel (1268-1314) Roi de France (1285-1314)
En 1284, Jeanne de Navarre apporte en dot à celui qui n’est encore que le fils de Philippe III le Hardi, la Champagne et la Navarre. A la mort de son père, Philippe IV, a dix-sept ans. Il est beau, mais si la beauté et la régularité de ses traits sont incontestables, nul ne sait qui est ce roi qui demeure énigmatique. Le 6 juin 1286 Philippe est sacré à Reims avec la reine Jeanne. Il sait aussitôt s’imposer.Il parvient, dès l’année qui suit son accession au trône, à obtenir que le roi d’Angleterre, Édouard 1er, reconnaisse être son vassal en ce qui concerne ses terres de Guyenne et d’Aquitaine.Mais, dès 1292, une rixe entre des marins français et anglais à Bayonne devient le prétexte à une nouvelle guerre entre la France et l’Angleterre. Philippe envahit la Guyenne. Et la guerre se rallume en Flandre. Les Flamands, outrés par la déloyauté de Philippe qui retient prisonnier à Paris le comte de Flandre, Gui de Dampierre, déclenchent les mâtines brugeoises, les 17 et 18 mai 1302. Quelque trois mille Français sont massacrés à Bruges et l’armée, que le roi envoie pour mater la révolte, est défaite à Courtrai lors de “la bataille des éperons d’or”. Si le traité de Paris met fin en 1303 à la guerre avec l’Angleterre, le traité d’Athis rétablit la paix dans les Flandres, en juin 1305, c’est au pape que doit s’affronter maintenant le roi de France. Philippe a fait arrêter, en 1302, l’évêque de Pamiers qui n’a pas admis que, pour financer ses guerres, Philippe saisit les revenus de l’Eglise. Pour marquer son autorité, Philippe fait encore emprisonner le légat du pape. Une bulle Ausculta Filii somme le roi de libérer les prélats emprisonnés. Philippe veut que le royaume soit juge. Pour la première fois, il convoque les Etats généraux à Paris. Ceux-ci donnent raison au roi. Ses envoyés insultent le souverain pontife à Anagni. C’est la rupture. La mort de Boniface VIII, le 11 octobre 1303, met fin au conflit. Le roi de France provoque, après la mort de Benoît XI, qui meurt le 7 juillet 1304, l’élection d’un nouveau pape, l’évêque de Bordeaux, Bertrand de Got, qui devient Clément V. Il est le premier des papes qui fait le choix d’installer le siège de la papauté en Avignon et, soumis au roi, il permet, en prononçant l’abolition de l’ordre des Templiers, de justifier la démarche du roi qui les a fait arrêter en octobre 1307.Ni le recours que Philippe IV a pu avoir aux légistes dont il fait le relais de son pouvoir, ni les mutations monétaires qui font passer le roi pour un faux-monnayeur, ni l’expulsion des Juifs en 1306 ne permirent au roi de trouver toutes les ressources nécessaires. Lorsque Philippe IV le Bel meurt et que son fils Louis X lui succède, les grands, que le roi a écarté des affaires du royaume avec les légistes, les clercs qu’il a taxés et le peuple qu’il a imposé sont sur le point de se laisser emporter par la révolte.
Mathilde dite Mahaut d'Artois (1270-1329) Comtesse d'Artois et de Bourgogne
C’est une petite-nièce de Saint-Louis, cousine du roi Philippe le Bel, fille de Robert II d'Artois neveu de Saint-Louis et régent du royaume de Sicile et de Amicie de Courtenay, à qui elle succède le 14 juillet 1302.Mariée en 1285 à l'Ivrée avec Othon IV de Bourgogne, elle marie à son tour ses filles, Jeanne au futur Philippe V et Blanche de Bourgogne au futur Charles IV. En 1303, elle se retrouve veuve, son mari Othon décédant des blessures reçues à la bataille de Courtrai contre les Flamands. Elle administre l’Artois jusqu’à sa mort en novembre 1329. Mahaut doit faire face à l'insurrection de la petite féodalité artésienne en 1315 et à l'agitation, puis aux procès de son neveu Robert III.Pendant la révolte des barons d’Artois soulevés par Robert, les villes et le peuple restent d’ailleurs fidèles à leur souveraine, Mahaut, rentre triomphalement à Arras le 14 juillet 1319 après 2 années de troubles. Mahaut d'Artois est une excellente gestionnaire, n'intervenant qu'à bon escient dans la vie communale. Si elle défend ses droits avec âpreté, elle ne cherche pas à envenimer les querelles. Elle se montre aussi d'une générosité inépuisable et très aimée de ses sujets. Elle fonde des monastères comme le Mont-Sainte-Marie de Gosnay, des chapelles, des hôpitaux, fait distribuer chaque année vivres, vêtements et argent au peuple. Les aumônes constituent une part importante de son budget. Ses largesses s’exercent aussi bien en Artois qu’à Paris. Elle entretient les églises, monastères et châteaux, et en fait construire. Ses comptes montrent que ces travaux ont été faits à Hesdin, Arras, Béthune, Beuvry, Bruay-La-Buissière, Lens, Bapaume, Calais, Avesnes, Domfront en Normandie, Conflans ou Paris. De tous ses lieux de résidence, c’est le château de Hesdin qui reste le plus célèbre à travers toute l’Europe, depuis que le père de Mahaut, Robert II, y entreprend de grands travaux qu’elle continue et qui en font pendant tout le 14ème et le 15ème siècle la résidence privilégiée des comtes de Flandres, d’Artois et de Bourgogne, ses descendants directs jusqu’à Charles Quint. Par son mécénat artistique, en Artois et à Paris, Mahaut exerce une influence non négligeable sur l'art du début du 14ème siècle.Le 23 novembre 1329, Mahaut, après avoir dîné à Poissy avec le roi Philippe VI, passe la nuit à l’abbaye de Maubuisson. Le lendemain, 24 novembre elle rentre à Paris. Le 25, dans la nuit elle tombe subitement malade, son médecin accourt mais les saignées et remèdes divers ne peuvent rien, la comtesse meurt le 27. Le 30 novembre son corps est déposé à l’abbaye royale de Maubuisson, au pied de son père, tandis que son cœur est porté à l’église des Cordeliers de Paris dans la tombe de son fils. Soupçonné de l’avoir empoisonnée, son neveu Robert s’enfuit et se réfugie en Angleterre où il soutient les prétentions du roi Édouard à la couronne de France, d’où va sortir la Guerre de Cent Ans.
Pierre de La Palu (1270-1342)
Théologien dominicain, il joue un rôle important dans diverses querelles doctrinales et ecclésiastiques. En 1329, nommé patriarche de Jérusalem, il est envoyé à Chypre et en Égypte, pour négocier un statut plus favorable des Lieux saints. En 1333-1335, il prend part aux querelles sur la vision béatifique, causées par l’enseignement de Jean XXII. On le trouve aussi impliqué dans les controverses sur la pauvreté dues aux spirituels franciscains.
Charles de France Comte de Valois (1270-1325) Comte d'Alençon de Chartres et du Perche
Il est né à Vincennes en 1270. En 1284, il devint Roi Titulaire d'Aragon et de Valence et Comte de Barcelone par investiture du Pape. En 1290 il devint Comte d'Anjou et du Maine par son 1er mariage avec Marguerite d'Anjou Naples, Comtesse d'Anjou et du Maine. Puis en 1302 par son 2ème mariage avec Catherine de Courtenay, Impératrice de Constantinople, il devint Empereur Titulaire de Constantinople.En 1308, il épousa en 3ème noce Mathilde de Chatillon-Saint-Paul, Comtesse de Saint-Paul. Il eut 14 enfants Il meurt à Nogent le Roi en 1325
Marsile de Padoue (1270-1343)
Théoricien politique italien très violemment opposé aux prétentions temporelles de la Papauté. A ce titre, il eut notamment une controverse avec Augustin d'Ancône, défenseur de la théocratie. Il devint recteur de l'université de Paris en 1312. En 1324, il publia son livre “Defensor pacis”, ce qui lui valut, en 1326, une citation à comparaître devant l'inquisiteur de l'archevêché de Paris. Il préféra s'enfuir en Bavière. Plusieurs propositions tirées du “Defensor pacis” furent qualifiées d'hérétiques par Jean XXII. Marsile avait soutenu que l'empereur était au-dessus du pape; la séparation de l'Église et de l'État était contenue en germe dans son livre. Louis de Bavière le nomma son "vicarills inspiritualibus" ou directeur spirituel.
Judith de Habsbourg (1271-1297) Reine de Bohême
Elle est la fille de Rodolphe 1er, comte de Habsbourg et de Gertrude de Hohenberg. Elle épouse Wenceslas II Przemyslide, roi de Bohême, fils de Przemyls Ottokar II Premyslide, roi de Bohême et de Cunégonde de Galicie le 24 janvier 1285. Elle décède le 18 juin 1297. |