Isabelle de Hainaut - Agnès de France - Philippe 1er de Souabe - Gérard de Ridefort - Arthur 1er de Bretagne - Bernard de Ventadour - Pierre de Castelnau - Marco Sanudo -

 

 

Isabelle de Hainaut (1169-1190)

Reine de France

Fille de Baudouin V comte de Hainaut, donc d’origine carolingienne, elle épouse toute jeune le très jeune Philippe Auguste en lui apportant en dot Arras, Roubaix et d’autres domaines en 1180. C'est la mère de Louis VIII.

 

Agnès de France (1171-1220)

 

Princesse capétienne, fille de Louis VII, roi de France, elle épouse Alexis II Comnène, Andronic Ier Comnène, empereurs d’Orient, puis Théodore Branas, noble byzantin.

 

Philippe 1er de Souabe (1177-1208)

Empereur germanique (1198-1208)

Il est le fils de Frédéric 1er Barberousse. Il a été évêque de Würzburg en 1190 avant de recevoir de son frère Henri VI la Toscane et les états de la comtesse Mathilde en 1195 et enfin le duché de Souabe en 1196. Il a été élu empereur en concurrence avec Othon IV de Brunswick en 1198. Il a eut constamment l'avantage sur lui mais meurt assassiné en 1208. C'est le père de Frédéric II de Hohenstaufen.

 

Gérard de Ridefort

Grand Maître de l'Ordre du Temple (1184-1189)

 

Originaire des Flandres, familier du comte Raymond de Tripoli, il se serait fâché avec celui-ci après son refus de lui accorder la main d'une de ses vassales, riche héritière. Profitant du désordre régnant à la cour du jeune roi lépreux Baudouin IV, il aurait réussi à se faire attribuer la charge de maréchal du royaume de Jérusalem. Ce n'est qu'ensuite qu'il entre dans l'Ordre du Temple, où il se fait remarquer par ses talents de guerrier.

Sénéchal du Temple en 1183, lors de l'accord avec l'abbaye de Notre-Dame de Josaphat, il figure, en 1184, comme Maître du Temple, dans un acte de donation à Funes en Aragon.,

En 1186, il aida au coup d'état de Guy de Lusignan avec lequel il fut fait prisonnier.

Il déclencha, avec cent quarante chevaliers du Temple, une attaque contre sept mille musulmans qui aboutit à la bataille de Casal Robert, le 1er mai 1187. Peu de temps après, il leva une armée grâce aux richesses de son Ordre. Elle se concentra à Saphonie, non loin de Nazareth, mais, le manque de connaissances militaires de Guy de Lusignan et l'amour de la guerre du Grand-maître, conduisirent au désastre. Gérard de Ridefort fit capituler Gaza et les forteresses voisines, mais fut fait prisonnier avec Guy de Lusignan. Il ne dut sa délivrance, ainsi que celle de nombreux chrétiens, qu'à une forte rançon.

En 1189, il assista encore, en qualité de Grand Maître, au début du siège d'Acre. Il y perdit la vie, le 1er octobre, dans un combat livré aux pieds du Toron.

 

Arthur 1er de Bretagne (1187-1203)

 

Duc de Bretagne à neuf ans, ce jeune neveu de Jean sans Terre prétend à l’héritage de Richard Cœur de Lion, avec l’appui de Philippe Auguste et des grands feudataires de l’Ouest de la France, qui espèrent pouvoir le manier à leur gré. Aliénor d’Aquitaine, qui défend les droits de Jean a faillit être enlevée. Jean accourt, délivre sa mère et finit par mettre la main sur Arthur, qu’il tue de ses mains, alors que le jeune homme n’a que seize ans.

 

Bernard de Ventadour

Troubadour limousin, il vit à la cour d’Aliénor d’Aquitaine. Il y a parfois dans les poèmes que lui inspire sa mélancolie rêveuse, la présence authentique d’une sensibilité déjà romantique.

 

Pierre de Castelnau

 

Cistercien français, originaire de la région de Montpellier, il fut archidiacre de Maguelonne. C'est là qu'il eût à lutter contre l'hérésie naissante des Albigeois. Légat du pape Innocent III, qui le chargea de lutter contre l'hérésie cathare, il parcourt la province de Toulouse, connaît des relations orageuses avec le comte Raymond de Toulouse et se désole des piètres résultats qu'il obtient. Non loin de Saint-Gilles du Gard, il sera assassiné d'un coup de lance par un écuyer de Raimond VI de Toulouse.

Cet assassinat détermina le pape à lancer la croisade contre les albigeois.

 

Marco Sanudo (1153-1227)

 

Fondateur et 1er duc du Duché de Naxos, neveu du doge vénitien, Enrico Dandolo, il participa à la 4ème croisade en 1204 et à la négociation de l'achat de la Crète par Venise à Boniface de Montferrat.

Au début de 1205, on apprit à Constantinople qu'une flotte génoise avait fait son apparition dans l'Égée. Marco Sanudo, avec l'accord de son oncle Enrico Dandolo, mais aussi la bénédiction de l'Empereur latin recruta, sur ses propres deniers, les équipages pour huit galères mises à sa disposition afin d'essayer de contrer les Génois. Les marins recrutés étaient des Vénitiens tous volontaires.

Il aborda sur la côte sud-ouest de Naxos, près de Potamides. Le débarquement ne rencontra aucune opposition de la part de la population locale. La forteresse byzantine, Apalyrou, à peu près à 3 kilomètres dans les terres, était alors tenue par des Génois et des Grecs. Le siège de la forteresse dura 5 semaines. Sa prise donna le contrôle de l'intégralité de l'île.

Marco Sanudo devait cependant se faire confirmer sa conquête par les autorités de l'Empire latin. Il retourna donc à Constantinople. Baudouin avait disparu lors de la bataille d'Andrinople le 14 avril, contre les Bulgares. Et l'oncle de Sanudo, le doge Enrico Dandolo était mort le 1er juin. Le podestat nommé pour assurer l'intérim en attendant l'élection du doge suivant, Marino Zeno, et le Conseil des Vénitiens l'assurèrent que sa conquête serait confirmée. Cependant, une condition était posée, elle ne pouvait être transmise qu'à un Vénitien.

En juillet 1205, il partit pour Venise annoncer la mort du Doge et se faire confirmer sa conquête. Il participa à l'élection de Pietro Ziani qui lui accorda le droit de s'emparer à titre privé des Cyclades non évoquées dans le Partitio Terrarum. En fait, ce droit fut accordé à tous les citoyens vénitiens pour tous les territoires byzantins non évoqués dans le Partitio Terrarum.

Les Génois s'étaient installés et fortifiés en Crète et à Corfou, menaçant l'hégémonie vénitienne. La Sérénissime arma une flotte pour les déloger. Sanudo participa à l'expédition car les Génois en Crète menaçaient aussi directement son île. Enrico Pescatore, au service de Gênes, avec une flotte qui comptait principalement 8 galères, avait débarqué en Crète en 1206. La flotte vénitienne captura 4 galères génoises à Spinalonga, puis patrouilla les eaux crétoises et arraisonna tous les navires ennemis. Cependant, il n'y eut pas de débarquement pour reprendre l'île. La campagne finie, la flotte vénitienne repartit vers ses bases et Marco Sanudo put se rendre à Constantinople se faire confirmer en 1207 sa possession par le nouvel Empereur, Henri de Hainaut qui avait succédé à son frère

Marco Sanudo changea le visage de Naxos en faisant redescendre la population vers le littoral. Il fit construire dans son île une nouvelle capitale autour de sa forteresse, le castro. Il fit de même sur Milos où il fit construire une nouvelle capitale plus près de la mer, Apanokastro où s'installa la population latine. Il fut l'initiateur des deux principales lignes politiques suivies par le Duché de Naxos, l'indépendance vis-à-vis de Venise et les bonnes relations avec les Grecs de ses domaines

En 1210, il fit hommage à l'Empereur latin Henri de Hainaut qui lui accorda le titre de pair de l'Empire byzantin et de Duc de l'Archipel. Il respecta les droits et les propriétés des archontés grecs. Sur les 56 fiefs recensés sur Naxos, plus de la moitié appartenaient à des Grecs. Il gouverna directement Naxos et Milos et nomma des gouverneurs pour les autres îles. Le Père Sauger lui attribua la création de toutes les institutions du Duché,. Il se serait entouré d'un conseil inspiré du modèle vénitien de la Commune et composé de Grecs et Latins. À ses côtés se serait trouvé un vicario qui le remplaçait quand il était absent. Le commandant en chef des troupes portait le titre de megas kapetanios* (grand capitaine). Il y aurait aussi eu un trésorier, un chancelier et une administration judiciaire.

Vassal de l'Empereur latin Henri de Hainaut, il lui devait aide militaire. Il combattit l'Empire de Nicée à ses côtés. Il s'empara de Smyrne, principal débouché maritime pour Nicée. Il continua cependant à servir Venise comme lors de l'expédition en Crète en 1211. Il aurait aussi participé aux guerres menées contre Theodoros Angelos Doukas, le Despote d'Épire. Il accompagna l'Empereur dans sa dernière expédition militaire en 1216. Il se rendit à la convocation des vassaux à Thessalonique avec 1 500 hommes et son fils Angelo. Là, l'Empereur, juste avant son assassinat, reconnut ce dernier comme successeur de son père au titre de Duc de Naxos. Après l'empoisonnement d'Henri, il retourna sur Naxos, laissant son fils et ses troupes remplir les obligations féodales.

Il décéda d'une longue fièvre, à plus de 70 ans, son fils Angelo Sanudo lui succéda.

 

 

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