Philippe 1er - Robert II de Courteheuse - Godefroy IV de Boulogne dit Godefroi de Bouillon - Baudouin 1er de Boulogne - Gautier sans Avoir - Pascal II - Henri V -

 

Philippe 1er (1052-29 juillet 1108)

Roi de France (1060-1108)

Fils de Henri 1er et d’Anne de Kiev, Philippe est sacré à Reims en 1059 et monte sur le trône l’année suivante, à l’âge de sept ans. Jusqu'en 1066, sa mère assurera la régence (ce sera d'ailleurs la première régence assurée par une reine).

En 1068, il conquiert le Gâtinais. En 1077, il fait la paix avec Guillaume le conquérant qui renonce à la conquête de la Bretagne (qui entre temps, avait fait celle de l'Angleterre, grâce à la bataille de Hastings en 1066).En 1081, il sera battu par un vassal en révolte. En 1082, il annexe le Vexin, puis Bourges en 1100.

Bien que le règne de Philippe soit exceptionnellement long, il se distingue surtout par les démêlés qu’il a avec le Saint-Siège.

En 1091, il répudie sa première femme, Berthe de Hollande, dont il a deux enfants, pour enlever au comte d’Anjou son épouse, Bertrade de Montfort. Circonvenant l’archevêque de Rouen, Philippe réussit à faire bénir son mariage. Ce qui n’empêche pas le pape Urbain II d’excommunier* le roi en 1095, lors du concile de Clermont, et ainsi de l’écarter de la première croisade. Plusieurs fois frappé d’interdit, s’aliénant par cette sentence ses sujets, Philippe du finalement s’humilier devant le pape Pascal II pour obtenir l’absolution en 1105. Monarque indolent, plus occupé de ses plaisirs que des affaires de l’Etat, Philippe est le témoin passif de la conquête de l’Angleterre par Guillaume. Déjà associé au trône, son fils, futur Louis VI, gouverne seul dès 1101. Philippe Ier meurt dans son château de Melun, le 29 juillet 1108.

 

Robert II de Courteheuse (1054-1134)

Duc de Normandie de 1087 à 1106

Il participe à la première croisade et refuse la couronne de Jérusalem.

 

Godefroy IV de Boulogne dit Godefroi de Bouillon (1061 - 1100).

Duc de Basse Lorraine (1089-1095),

Avoué du Saint-Sépulcre (1099-1100).

Il est fait roi du royaume latin de Jérusalem, au lendemain de la prise de la ville en 1099.

Fils de l'héritière des ducs de Brabant et d'Eustache II, comte de Boulogne-sur-Mer, au royaume de France. Il appartient à une famille de haute noblesse qui prétendait compter Charlemagne parmi ses ancêtres, et qui possédait des biens de la mer du Nord au Rhin; l'essentiel de sa puissance s'établissait en pays wallon, en Belgique actuelle, avec, en particulier, le château de Bouillon, dont Godefroy IV prit le nom.

En 1076, son oncle Godefroi III le Bossu, duc de Basse Lorraine, sans héritier, lui lègue en 1076 le comté de Verdun et la Marche d'Anvers. Godefroi de Bouillon a soutenu le parti de l'empereur contre le pape Grégoire VII et, en 1084, il participe à l'expédition italienne de Henri IV. Touché par le comportement du jeune homme et pour le récompenser de ses fidèles et loyaux services, l'empereur germanique le reconnaît en 1089 duc de Basse Lorraine qui s'étend sur la rive gauche du Rhin et qui comprend l'Ardenne, le Hainaut, le Brabant, le pays de Liège. En effet, tout comme ses ancêtres,

En 1095, il est l'un des premiers à répondre à l'appel de Urbain II. Avec ses frères Baudouin et Eustache, il prend la croix; il rassemble ses vassaux, vend une partie de ses biens, dont la seigneurie de Bouillon, et part à la tête d'une armée de chevaliers des Pays-Bas et du nord de la France. Parti de Vézelay avec une suite nombreuse, il passe par Ratisbonne, Vienne, Belgrade et Sofia, arrive à Constantinople, et se heurte aussitôt à Alexis Comnène.

Rejoint par les autres armées de la croisade, il traverse l'Asie Mineure. Après la prise d'Antioche, lassé de la querelle interminable qui oppose Bohémond de Tarente et Raimon de Toulouse, Godefroi se retire temporairement chez son frère Baudouin à Édesse, d'où il rejoint les Croisés lorsqu'ils reprennent enfin la route pour Jérusalem.

Il pénètre le premier à Jérusalem, lors de l'assaut donné le 15 juillet 1099. Personnalité effacée, esprit conciliateur, il est élu seigneur de Jérusalem par les barons, le 17 juillet, parce qu'on ne le craignait pas. Sous la pression du parti clérical qui ne veut pas qu'un souverain laïc soit paré du prestige de l'onction royale à Jérusalem, Godefroi ne prend que le titre d'avoué du Saint-Sépulcre désireux avant tout de protéger les intérêts de l'Église dans l'État latin en formation. Son règne sera court. Quelques semaines plus tard, il livre à Ascalon un combat victorieux, décisif pour l'avenir de l'État latin, contre les Égyptiens.

Il meurt le 18 Juillet 1100, d'une flèche empoisonnée, pendant qu'il dirigeait les opérations du siège d'Acre. Il est inhumé au Saint-Sépulcre. Ses vassaux firent appel pour lui succéder à son frère Baudouin, qui avait conquis le comté d'Édesse, et l'imposèrent comme roi de Jérusalem malgré les prétentions théocratiques du légat du pape, Daimbert, et l'opposition des croisés normands.

 

Baudouin 1er de Boulogne

Comte d'Édesse en 1098 il devint Roi de Jérusalem. Il Régna de 1100 - 1118.

Le 24 Octobre 1100 Baudouin se dirige sur Jérusalem avec 500 cavaliers mais Doukak l'attend à Nahr el Kalb, mais comme le nouveau maître de Tripoli Fakhr el-Moulk a un compte à régler avec Doukak, il averti Baudouin du piège qui l'attend ! Le nouveau roi peut ainsi facilement échapper avec ses hommes au guet-apens.

Frère de Godefroi de Bouillon, il épousa Godvère de Tosny puis Adelaïde de Sicile.

 

 

Gautier sans Avoir

Seigneur de Poissy 

 

Chevalier français, il conduisit une partie de la croisade populaire qui fut massacrée avant d'atteindre Constantinople. La plupart de ses compagnons se firent tuer avant d'arriver à Byzance et lui-même périt en 1096 d  une embuscade tendue par les Turcs près de Nicée.

 

Pascal II

Pape de 1099 à 1118

Né à Bieda près de Ravenne vers 1050, il eut de graves démêlés avec les empereurs Henri IV et Henri V. Le point de controverse avec les empereurs germaniques était toujours identique. Pendant son pontificat les divers ordres de chevalerie ont été créés: les Templiers, les chevaliers Teutonique, les chevaliers Hospitaliers.

Il meurt à Rome en 1118

Henri V (1081-1125).

Empereur germanique de 1106 à 1125

 

Henri V né en 1081, fils d’Henri IV et couronné roi en 1099.

Bien qu’il fût l’héritier en titre de l’Empire, il se révolta contre son père, de 1104 à 1106. En usant d’une ruse, il obtint que son père se défît de son armée, il se saisit alors de lui et l’emprisonne. Il prit langue avec le pape Pascal II, lui accorda son soutien sans avoir obtenu la moindre concession et recueillit l'adhésion de tous ceux qui en avaient assez de suivre un monarque excommunié.

Mais une fois installé au pouvoir il change de cap et suit la même politique que mena son père (il pratiqua l’investiture des évêques, au mépris des règles édictées par les papes) et il se défit de son allié : le pape. Le clan grégorien, dont Pascal Il était un membre convaincu, refusait de façon définitive toute investiture d'une fonction par un laïc, et cela d'une façon générale, et pas seulement pour les évêques ; la remise de la crosse et de l'anneau à des hommes de Dieu par un souverain laïc, comme continuait de le faire Henri V, était inadmissible.

Il envahit Rome en 1111, il s’empare du pape, l’oblige à lui céder ce qu’il désire en matière d’investiture et en profite pour se faire élire empereur. Ce triomphe fut sans lendemain ! Très vite, le parti grégorien rendit courage à l'infortuné Pascal Il et le concile du Latran, en mars 1112, annula les concessions que l'empereur avait obtenues par la violence.

Il sera excommunié en 1115 et devra faire face à la révolte d’une partie de la noblesse allemande qui remporta la victoire. Il devra donc négocier avec le pape Calixte II, un accord est trouvé, c’est le concordat de Worms en 1122 ; acte qui accordait à Henri V le droit d’assister en personne, ou par l’intermédiaire d’un représentant, à l’élection des évêques et des abbés et de les investir du pouvoir temporel en leur donnant le sceptre que le pape lui avait confié. Cet accord met fin à un demi-siècle de luttes entre pape et empereur. Pour la première fois un équilibre s’établit entre pouvoir temporel et spirituel.

En 1123, Henri V entre en conflit ouvert avec Lothaire de Supplinbourg, mais il meurt à Utrecht en 1125 sans héritier avant d’avoir eu le temps de réduire cette révolte. Il transmit le pouvoir à sa femme Mathilde, fille du roi Henri 1er d’Angleterre, espérant que son neveu Frédéric de Hohenstaufen pourrait accéder à l’Empire. Ce fut Lothaire, son adversaire depuis plusieurs années, qui fut élu.

 

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