Henri II ou Henri le Boiteux - Odilon de Mercoeur - Damase II - Bruno d'Eguisheim-Dagsburg dit Léon IX - Henri 1er - Robert dit Guiscard -

 

 

Henri II ou Henri le Boiteux (973-1024)

Empereur germanique de 1014 à 1024)

Duc de Bavière et de Carinthie

 

Né le 6 mai 973 il succéda a Othon III. Il était un petit-neveu d'Othon 1er, et fils d'Henri «le Querelleur ». Travailleur infatigable et assidu, lutteur acharné, constant dans ses efforts, très persévérant, Henri II eut un règne fécond. Le haut clergé fut son plus ferme soutien, tandis qu'il eut quelques difficultés à s'imposer aux princes. Henri II ne parvint pas à soumettre des seigneurs lorrains en révolte, les comtes de Lutzelbourg, frères de son épouse Cunégonde, et dut abandonner ses droits sur les comtés de Flandre et de Hollande. A l'autre extrémité de ses États, sur sa frontière orientale, Henri fut tenu en échec, pendant quinze ans, par le duc de Pologne, Boleslav Chrobry. Celui-ci, au temps où régnait Othon III, avait mis la main sur plusieurs États, jusque-là vassaux de l'Allemagne, la Moravie, la Silésie, la Lusace, voir même la Bohême, et, au moment où Henri II monta sur le trône, il était sur le point de rassembler des Slaves disséminés en un vaste groupement, soumis à son autorité. La guerre avec la Pologne n'apporta à Henri Il que d'amères déceptions. Quelques-uns de ses vassaux s'allièrent avec Boleslav, et, lorsque, en 1018, il dut enfin consentir à signer la paix de Bautzen, et que le duc de Pologne eut déclaré reconnaître sa suzeraineté, mais il ne pu reprendre aucun des territoires allemands annexés par Boleslav.

Au contraire de son prédécesseur, il tenait à son royaume d'Allemagne plus qu'à l'Italie et entendait que son autorité n'y souffrit aucune atteinte. Si Henri voyait dans l'Allemagne le point le plus sensible de l'empire, il n'avait néanmoins aucune intention d'abandonner l'Italie. Avant tout, il estimait que son premier devoir était de protéger l'Église. A Rome, depuis la mort d'Otton III, deux partis se disputaient de nouveau le pouvoir: les Creszenti et les Tusculani. Ces derniers élirent pape un des leurs, Benoît VIII, tandis que le candidat choisi par le parti adverse se réfugiait en Allemagne auprès de l'empereur. Mais Henri II se déclara pour Benoît et partit pour l'Italie afin d'y imposer sa volonté. Quoique Benoît eût été élu irrégulièrement, à la suite de rivalités partisanes, il se révéla très capable et manifesta beaucoup d'ardeur à soutenir la réforme de l'Église. En 1014, il couronna l'empereur Henri II.

Il accueillit avec joie la perspective de l'annexion de la Bourgogne que, malgré l'opposition de ses vassaux, le roi Rodolphe III, qui n'avait pas d'enfant, lui promit en héritage.

Par ailleurs, Henri II avait des relations intimes avec Cluny et fréquentait l'abbé Odilon. La prédilection qu'il nourrissait pour la ville de Bamberg l'incita à y fonder un évêché qu'il dota richement par un prélèvement sur ses biens personnels. Sous le patronage du chapitre, une école florissante se développa bientôt dans ce lieu.

Il meurt le 13 juillet 1024 à Grona près de Göttingen, Allemagne.

 

Odilon de Mercoeur (994 - 1049)

Véritable fondateur de l'Ordre de Cluny. C'est avec lui que le monde clunisien prendra sa forme et sa dimension définitives. Consolidant encore les résultats acquis par ses prédécesseurs, il sera plus que jamais le conseiller et le conciliateur des princes, le soutien inconditionnel de la papauté, le pacificateur et le civilisateur d'une société féodale violente, le réformateur des mœurs ecclésiastiques.

Avec Odilon, s'amorcera l'idée de reconquête sur les musulmans d'Espagne, prémices d'une autre grande entreprise et c'est avec lui que prendra corps cette notion nouvelle d’empire monastique" qui s'étendra tout au long des grandes voies du Moyen Age, marquant ainsi ce rôle prestigieux joué par Cluny au cours de son histoire.

On doit à l'abbé Odilon sa participation à la fondation de la Trêve de Dieu qui interdisait tout acte de violence du mercredi soir au lundi matin comme à certain jours de fête (liturgiques et nombreuses), le tout représentant quelques trois cents jours de paix par an ... un véritable tour de force !

On lui doit également l'institution de la Fête des Morts, au lendemain de la Toussaint, le 2 novembre.

C'est encore lui qui videra les greniers du monastère et vendra ornements d'église et autres objets précieux pour venir en aide aux victimes de la grande famine de 1031.

 

Damase II

Pape en 1048

Poppon de Brixen devient Damase II. Il fut pape du 17 juillet au 9 août 1048. Il meurt à Palestrina.

 

Bruno d'Eguisheim-Dagsburg dit Léon IX (1002 - 1054)

Pape (1049-1054)

Né le 21 juin 1002, son père, le comte Hugues IV de Nordgau y possède un château familial remontant au 8ème siècle. Il y habite avec son épouse Hedwige de Dabo. C’est une dynastie qui peut se targuer d’être en parenté étroite avec les germaniques. A l’âge de 5 ans, conformément à la tradition, l’enfant qui se révèle rapidement comme intelligent, travailleur, pieux et respectueux de son prochain est confié à la célèbre école cathédrale de Toul en Lorraine où l’évêque Berthold se charge de son éducation. Ville dont il devint évêque le 9 septembre 1026 à l'âge de vingt-quatre ans. Il se fait vite remarquer par son dynamisme et son souci de restaurer la discipline de son clergé ainsi que le niveau spirituel et intellectuel de son diocèse.

C'est lui que l'empereur d'Allemagne, Henri III, choisit comme pape à la diète de Worms en décembre 1048, à la mort de Damase II. Mais voulant obtenir le consentement du clergé et du peuple de Rome, Brunon se rendit en pèlerin dans la ville sainte, où il fut intronisé le 12 février 1049 et prit le nom de Léon IX.

Pendant les 5 ans de son pontificat, il va jeter les bases d’une Église retrouvant sa forme et son dynamisme apostolique et se libérant de la tutelle impériale. Il sera influencé et soutenu par l’abbaye de Cluny. Il combattit énergiquement la simonie et le nicolaïsme (concubinage des prêtres), il excommunia et déposa les évêques reconnus coupables et imposa aux prêtres infidèles à leur vocation de sévères pénitences et convoqua de nombreux synodes. La fin de sa vie fut assombrie par la malheureuse expédition au sud de l'Italie contre les Normands qui le retinrent prisonnier durant neuf mois à Bénévent, et par le schisme orthodoxe qui se préparait. Le grand mérite de Léon IX est d'avoir engagé l'Église dans la voie de la réforme.

Il meurt le 19 avril 1054 à Rome et il sera canonisé par le pape Victor III en 1087.

 

Henri 1er (1008-4 août 1060)

Roi de France (1031-1060)

Fils de Robert le Pieux et de Constance de Bourgogne, Henri a été sacré roi à Reims en 1027, du vivant de son père, selon la coutume capétienne. Dès son avènement, Henri doit faire face à l’opposition de sa mère, qui lui préfère son cadet, Robert, et veut le mettre sur le trône grâce à l’appui de grands vassaux, dont le puissant comte de Blois et de Champagne. A la mort de Constance en 1032, Henri obtient la soumission de son frère en lui cédant le vaste duché de Bourgogne, échu au domaine capétien mais encore mal intégré. Cet épisode montre bien la fragilité de l’autorité du roi, à l’intérieur même de sa famille. En vain, Henri tente d’affaiblir l’entreprenant Guillaume 1er, duc de Normandie, futur conquérant de l’Angleterre. Il se fait battre par lui à Mortemer, en 1054. A l’Est, l’hégémonie des empereurs germaniques l’oblige à une lutte incessante pour contenir les frontières du royaume. Comme les premiers Capétiens, Henri ne joua aucun rôle dans les grands événements politiques de son temps. Il meurt à Vitry aux Loges, le 4 août 1060.

 

Robert dit Guiscard 1015-1085

Chevalier qui fut le fondateur du Royaume de Naples. Il partit en Italie rejoindre ses frères en 1046 : Onfroy et Roger 1er. Après avoir servi dans les forces du Prince de Capoue, il forma une armée pour se tailler un domaine en Calabre. Lorsque le pape Léon IX chercha à chasser les Normands d' Italie en 1053, Guiscard joua un rôle important dans la défaite des forces papales à Civitate, près de la ville actuelle de San Severo. Après la mort de son frère aîné Onfroy, Robert écarta son neveu Abaillard et devint le chef des Normands d'Italie en 1057. Le pape Nicolas II ayant renversé ses alliances en 1059, nomma Robert duc d'Apulie et de Calabre, et l'autorisa à conquérir la Sicile, alors dépendance de l'Empire byzantin. Entre 1061 et 1073 avec l'aide de son frère Roger 1er, Robert s'empara de Messine, de Bari et de Palerme. Devenu Comte de Sicile, il poursuivit la guerre contre l'empereur byzantin Nicéphore III puis contre son successeur Alexis 1er Commène, qu'il battit à Durrën en 1081. Appelé à l'aide par le pape Grégoire VII, assiégé par l'empereur germanique Henri IV, Robert fut contraint de revenir vers Rome. Il délivra le pape au prix de terribles destructions, en 1085. Robert franchit à nouveau l'Adriatique pour rejoindre son fils Bohémond 1er qui faisait campagne en Grèce. Il mourut des fièvres peu après dans l'île de Céphalonie.

 

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