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Tibérius Claudius Nero dit Tibère - Caius Caesar Germinacus dit Calgula - Lucius Domitius Claudius Nero dit Néron - Plutarque - Tibérius Claudius Drusus Néro Germinacus dit Claude -
Tibérius Claudius Nero dit Tibère (42 av jc-37 ap jc) Empereur romain de 14 à 37
Adopté par auguste en 4 de notre ère, fils de Livie qui avait épousé Auguste en secondes noces. Il fut désigné par Auguste, après la mort de ses héritiers directs et occupa le pouvoir comme co-régent. Succédant à Auguste en 14 à l’âge de 56 ans, il avait derrière lui une brillante carrière de chef de guerre, vainqueur en Arménie, dans les Balkans et en Germanie. Il affermit les institutions impériales, réorganisa les finances et, tout en restant fidèle à la politique pacifique qui avait été celle de la fin du règne d’Auguste, il maintint l’empire romain dans ses frontières. Germinacus mourut en 19 dans des conditions suspectes ce qui causa le procès et le suicide de Pison son rival. Sa mort priva l'Empire et Tibère d'un appui solide et d'un héritier. En 27, dégoûté des intrigues du Sénat, dont il avait pourtant accru les droits et privilèges, il quitta Rome pour Capri, laissant gouverner son ministre Séjan qui devint le véritable maître de l’empire et fit régner la terreur. Celui-ci empoisonnera Drusus le fils de Tibère. Mais Antonia la mère de Germinacus fit connaître à Tibère le danger immédiat ce qui se soldera par l'arrestation et l'exécution de Séjan en 31. Ayant éliminé Séjan, il maintint fermement contre tous les complots les droits de Caligula, fils de Germinacus et d’Agrippine qui devait être son successeur. Tibère meurt à Misène de maladie en 37, à l'âge de 79 ans.
Tibérius Claudius Drusus Néro Germinacus dit Claude (10-54) Empereur romain de 41 à 54
Fils de Drusus, frère de Germinacus, il avait consacré sa vie à l’étude et à des travaux historiques sur les Etrusques et les Carthaginois, lorsque à l’âge de 52 ans, il fut poussé au pouvoir par les prétoriens après le meurtre de son neveu, Caligula, alors qu’il se cachait, dans la crainte d’être lui-même mis à mort. Il est le seul représentant de la famille d'Auguste puisqu'il avait pour grand-mère Octavie la soeur d'Auguste. Il fut alors investi par le Sénat le 25 janvier 41. Il restaura la collaboration de l’empereur et du Sénat, rétablit les anciens cultes et célébra les jeux séculaires en 47. Il expulsa de Rome les astrologues et les juifs. Ses affranchis, Polybe, Narcisse, Callistus, Pallas reçurent la direction des principaux secrétariats, amorce de la formation d’une administration impériale aux services spécialisés. Il cherchera à étendre le droit de cité romaine en faveurs des provinciaux. Il demanda l’accès au sénat pour des notables de la Gaule et l’obtint pour les Eduens en 48. Son règne vit la conquête de la Grande Bretagne de 43 à 47. L’annexion définitive de la Maurétanie en 42, de la Lycie et de la Pamphibie en 43, de la judée en 44 et de la thrace en 46. Marié 4 fois, il fut bafoué par sa 3ème femme Messaline, qu’il fit exécuter en 48. Il épousa sa nièce Agrippine la jeune. Celle-ci, après lui avoir fait adopter son fils Néron au détriment de Britanicus, l’empoisonna.
Caius Caesar Germinacus dit Caligula (12-41) Empereur romain de 37 à 41
Dernier fils de Germinacus et d’Agrippine, il passa son enfance dans les camps militaires de Germanie ou il reçut le surnom de Caligula. Adopté par son grand oncle Tibère, il lui succéda en 37, à l’âge de 25 ans. Après d’heureux début, il tomba gravement malade et son comportement changea brusquement. Il voulut être adoré comme un dieu, se fit décerner des triomphes pour des victoires imaginaires, donna le titre de consul à un cheval, entretint des relations incestueuses avec ses sœurs et fit exécuter des notables pour s’emparer de leurs richesses, n’épargnant même pas ses proches parents. Il s’aliéna le parti sénatorial par son absolutisme et après avoir échappé à plusieurs complots, de 39 à 49, il mena une campagne sans résultat en Germanie et en Grande Bretagne. Il fut assassiné par des officiers de la garde prétorienne.
Lucius Domitius Claudius Nero dit Néron (37-68)
Né à Antium le 15 décembre 37, il est le fils unique de Gnaeus Domitius Ahenobarbus et d'Agrippine la Jeune, sœur de Caligula. En 49, il est fiancé à Octavie, fille de Claude. Le 25 février 50, Lucius fut officiellement adopté par Claude sous le nom de Nero Claudius Caesar Drusus. Néron était plus âgé que Britannicus, son frère adoptif, et cette adoption fit de lui l'héritier officiel du trône. Claude honora son fils adoptif de plusieurs manières. Néron fut émancipé en 51 à 14 ans, fut nommé proconsul, entra au Sénat, y fit son premier discours, apparut publiquement en compagnie de Claude et fut représenté sur les pièces de monnaie. En 53, il épousa Octavie. Il dut son accession au trône le 13 octobre 54 aux intrigues de sa mère, Agrippine la jeune. A la mort de Claude, Néron fut proclamé empereur par les soldats de la garde prétorienne, évinçant Britannicus le propre fils de l’empereur défunt qu’il fit empoisonner en 55. Néron, qui a compté le philosophe Sénèque parmi ses précepteurs, fut un homme modéré et clément au début de son règne, jusqu’à l’assassinat de sa mère en 59, dont la tutelle lui pesait trop. Sénèque joua le rôle de figure de proue au début de son règne. Les décisions importantes étant probablement laissées entre les mains plus capables de sa mère, de son tuteur Sénèque et du préfet du prétoire Sextus Afranius Burrus. Les affaires de l'empire étaient traitées avec efficacité et le Sénat bénéficia d'une période d'influence renouvelée dans les affaires de l'État. Pendant ses 5 ans de vie commune avec Claude, Agrippine s'était progressivement emparée des rouages essentiels de l'État. Elle avait réduit l'influence des ministres restés fidèles à l'empereur et acheta la loyauté des autres. Puis, elle a judicieusement fait nommer son ami Burrus à la préfecture du Prétoire, ce qui lui garantit, à elle et à son fils, la fidélité des seules troupes combatives de la Ville. Les problèmes devaient pourtant bientôt surgir de la vie personnelle de Néron et de la course à l'influence croissante entre Agrippine et les 2 conseillers. Tout le monde savait que Néron était déçu de son mariage et trompait Octavie. Il prit pour maîtresse Claudia Acte, une ancienne esclave, en 55. Agrippine tenta d'intervenir en faveur d'Octavie et exigea de son fils le renvoi d'Acte. Burrus et Sénèque, pour leur part, choisirent de soutenir leur protégé. Néron résista à l'intervention de sa mère dans ses affaires personnelles. En Janvier 55, l'influence d'Agrippine diminua sensiblement au profit de celles de Sénèque et de Burrus qui tentèrent de réconcilier le régime avec la majorité conservatrice du Sénat. Agrippine se tourna alors vers un candidat au trône plus jeune. Britannicus étant un successeur possible de Néron et pouvait permettre d’établir son influence sur lui afin de renforcer sa position. Mais le jeune homme mourut brutalement le 12 février 55. La proclamation de sa majorité avait été prévue pour le 13 février. Le pouvoir d'Agrippine déclina rapidement, tandis que Burrus et Sénèque devenaient les 2 hommes les plus influents de Rome. Alors que ses conseillers s'occupaient des affaires de l'État, Néron s'entourait d'un cercle de proches. En 57, il envisagea de transformer le système fiscal romain. Devant l'opposition virulente des Sénateurs, il se voit contraint de renoncer à ces réformes. En 58, Poppée avait assuré sa position de favorite auprès de Néron. L'année suivante fut un tournant dans le règne de Néron. Burrus mourut et Sénèque demanda à Néron la permission de se retirer des affaires publiques. Leur remplaçant aux postes de préfet du prétoire et de conseiller fut Tigellin. Il avait été banni en 39 par Caligula, accusé d'adultère avec à la fois Agrippine et Livilla. Il avait été rappelé d'exil par Claude, puis avait réussi à devenir un proche de Néron. Cependant, Néron se méfiant de ce parvenu ambitieux, totalement dénué du moindre scrupule, réduisit ses pouvoirs en désignant un second Préfet en la personne de Fænius Rufus. Un des effets rapides de la nomination de Tigellin fut la promulgation d'une série de lois contre les trahisons ; de nombreuses peines capitales furent exécutées. Néron fit exécuter 2 des membres restants de sa famille : Gaius Rubellius Plautus et Faustus Cornelius Sulla Felix. C’est la même année qu’eu lieu le divorce de l'empereur. Néron, alors âgé de 25 ans, avait régné 8 ans et n'avait pas encore d'héritier. Quand Poppée tomba enceinte, Néron décida d'épouser sa maîtresse, mais son mariage avec Octavie devait d'abord être annulé. Il commença par l'accuser d'adultère. Il fallait des témoignages contre elle, mais même la torture d'un de ses esclaves ne parvint pas à donner raison à Néron. il réussit néanmoins à obtenir le divorce pour cause d'infertilité, ce qui lui permettait d'épouser Poppée et d'attendre qu'elle donne naissance à un héritier. La mort soudaine d'Octavie, le 9 juin 62 provoqua des émeutes publiques. Son impitoyable tyrannie se déchaîna à partir de 61-62 et décima les rangs de l’aristocratie sénatoriale dont il confisqua parfois les biens. C’est aussi en 62 que le philosophe Sénèque s'éloigna peu à peu de la cour impériale. En fait, l'habile Sénèque prit progressivement ses distances envers un Néron qu'il contrôlait de moins en moins et dont il désapprouvait la politique hellénisante pour se rapprocher du parti sénatorial traditionaliste. Le 19 juillet 64, éclata le grand incendie de Rome. Le feu débuta dans les boutiques des environs du Grand Cirque. Néron était alors en vacances dans sa ville natale, Antium, mais il dut revenir en toute hâte. L'incendie fit rage durant 6 jours. La population désorientée cherchait des boucs émissaires, et bientôt des rumeurs tinrent Néron pour responsable. Il était important pour celui-ci d'offrir un autre objet à ce besoin de trouver un coupable. Il choisit pour cible une religion qui prenait de plus en plus de place, et dont il s'amusait à en persécuter les membres, celle des chrétiens. Il ordonna que les chrétiens soient jetés aux lions dans les arènes, alors que d'autres étaient crucifiés en grand nombre. En 66, il ajouta le titre Imperator à son nom. L'empereur partit en Grèce, en 67, où il distrayait ses hôtes avec des spectacles artistiques, alors qu'à Rome le préfet du prétoire Nymphidius Sabinus cherchait à obtenir le soutien des gardes prétoriens et des sénateurs. De retour à Rome, Néron trouva une atmosphère glaciale. Gaius Julius Vindex, le gouverneur de la Gaule lyonnaise, se révolta. Il ordonna l'élimination de tout patricien avec des idées suspectes. Galba, son fidèle serviteur, gouverneur d'Espagne, était l'un de ces nobles dangereux. Il ordonna donc son exécution. Galba, qui n'avait pas le choix, jura fidélité au Sénat et au Peuple de Rome, il ne reconnaissait plus le pouvoir de Néron. De plus, il commença à organiser une campagne pour prendre la tête de l’empire. En conséquence, Lucius Clodius Macer, légat de la légion III Augusta en Afrique, se révolta et cessa d'envoyer du blé à Rome. Nymphidius corrompit la garde impériale, qui se retourna contre Néron avec la promesse d'une récompense financière de Galba. Ce mégalomane cultivé qui se considérait lui-même comme un artiste, était grand amateur de musique, de théâtre et de poésie. C’était un homme épris de culture hellénistique et qui fut l’initiateur d’innovations artistiques et culturelles, à travers, notamment, d’ambitieux programmes de constructions telle que le Domus Aurea édifié sur l’Esquilin. Il fut dépossédé de son pouvoir en 68 et dut fuir de Rome et se suicida assisté de son scribe Epaphroditos avant d’être capturé .Plusieurs guerres civiles s'ensuivirent en 69.
Plutarque (46-120) Biographe et moraliste grec
Né à Chéronée, en Béotie, Plutarque étudia à Athènes. Il voyagea beaucoup, peut-être en Égypte, sûrement en Italie où il tint des conférences sur la morale à Rome. À la fin de sa vie, il revint s'installer à Chéronée, où il occupa des charges officielles, parmi lesquelles celle de prêtre d'Apollon, non loin de Delphes. Plutarque donna un grand nombre de cours et de conférences, dont il reprit probablement le contenu pour rédiger ses traités. L'œuvre de Plutarque est importante et les textes qui nous sont parvenus peuvent être rangés en deux grandes catégories principales. Les biographies historiques et les œuvres morales. Dans ses œuvres morales, Plutarque aborde des sujets religieux ou éthiques dans “les Délais de justice”, littéraires dans “la Malice d'Hérodote”, philosophiques et psychologiques dans “Propos de tables”, mêlant des réflexions générales et des considérations plus prosaïques sur l'existence. Ses œuvres eurent une influence considérable sur les humanistes du 16ème siècle, tel Érasme. Elles inspirèrent surtout Montaigne lorsqu'il écrivit ses Essais. L'œuvre la plus réputée de Plutarque reste cependant “les Vies parallèles”. Cet ouvrage se compose de 46 biographies de citoyens grecs et romains, confrontées les unes aux autres. Ainsi fait-il des vies de deux grands législateurs, Lycurgue de Sparte et Numa Pompilius, mais aussi de celles d'Alexandre le Grand et de Jules César, deux hommes de guerre, ainsi que de Démosthène et de Cicéron, tous deux orateurs. Les Vies parallèles sont intéressantes non seulement du point de vue historique, mais aussi parce qu'elles constituent des études de caractère qui, par le biais d'anecdotes et de citations, permettent de connaître un aspect plus humain ou plus intime des personnages évoqués. Shakespeare s'inspira des Vies de Plutarque lorsqu'il composa celles de ses pièces qui ont pour sujet l'histoire romaine.
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