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Saint Sébastien - Caius Galerius Valerius Maximianus dit Galère - Dioclétien - Marcus Flavius Valerius Constantius dit Constance 1er Chlore - Saint Grégoire l'Illuminateur - Marcus Aurelius Valerius Maximianus dit Maximien -
Né aux alentours de 260 à Narbonne, fils d'un notable de Milan. Ses parents étaient tous deux très chrétiens. Une fois adulte il s'engage dans l'armée afin d'aider les chrétiens martyrisés. Grâce à sa grande foi il réalise de nombreuses guérisons miraculeuses. Là il est remarqué par l'empereur Dioclétien qui en fait son ami. Mais Sébastien devenant de plus en plus populaire Dioclétien en 288 lui reproche sa conduite. Devant le refus de Sébastien d'abjurer sa foi il ordonne aux soldats Mauritaniens, de ce saisir de lui et de le mettre à mort. Irène, veuve de Catulle, venue chercher son corps se rendit compte qu'il respirait encore. Elle le ramena chez elle et le soigna. Guérit celui ci se rend devant l'empereur, et lui reproche sa conduite et son incroyance. Dioclétien fou de rage le fait assommer à coups de massues et fait jeter son corps dans les égouts de Rome.
Caius Galerius Valerius Maximianus dit Galère
Il naquit vers 250, probablement dans un village nommé Florentiana, en Mésie Supérieure (Bulgarie). Son père était un simple paysan. Quant à sa mère, elle se nommait Romula. Quoique païenne bon teint, c'était, paraît-il, une femme très pieuse qui provenait d'une région située au-delà du Danube. Bien qu'on n'en connût rien, la carrière de l'ancien berger fut sans doute brillante et son ascension rapide. Il servit sous les empereurs Aurélien et Probus avant d'être distingué par Dioclétien qui, en 293, le promut au rang d'empereur adjoint. Il s'employa avec une belle énergie à défendre toutes les provinces dont il avait la charge. Naturellement, sa tâche la plus importante fut de surveiller la frontière du Danube, fort exposée aux assauts de Barbares venus des steppes de l'Asie, ou d’autres peuplades germaniques que les terrifiantes hordes asiatiques repoussaient devant eux. En 294 et 295 il refoula les incursions des Goths, puis, en 296 et 297 celles des Sarmates et des Marcomans. Galère pacifia si bien son domaine qu'en 296 Dioclétien estima possible de le retirer du front danubien pour le faire venir auprès de lui, en Orient. Fort de ses succès contre les Barbares du Danube, Galère commit la grave erreur de sous-estimer ses nouveaux adversaires. Il traversa l'Euphrate pour frapper directement le cœur du royaume perse. Mais il se fit battre aux environs de la ville de Carrhes, il parvint à sauver sa vie et, ramena les débris de sa belle armée en territoire romain. Dès 297, le vaincu de Carrhes, avide de revanche, réapparaissait en territoire perse à la tête d'une puissante armée. Cette fois, il y mit plus de finesse. Au lieu d'une attaque frontale sur l'Euphrate, il passa par l'Arménie. C'était le point faible du système de défense ennemi. Le sentiment national des Arméniens était d'autant plus vif que les Perses venaient d'annexer leur pays et de renverser leur roi. Bien soutenue par les habitants du pays, la puissante armée de Galère occupa l'Arménie, restaura le roi Tiridate puis écrasa les forces perses. Le campement de Narsès fut pris et ses épouses capturées. Le gros de l'armée perse anéanti en Arménie, la route vers le cœur du royaume perse était ouverte. Sans rencontrer d'opposition, Galère fondit vers le Sud, envahit la Mésopotamie et s'empara de Ctésiphon, la capitale ennemie. En 298, le Roi des Rois Narsès n'eut plus qu'à signer le traité de paix de Nisibe. Le souverain perse reconnaissait définitivement que, sous le sceptre chrétien de Tiridate, l'Arménie resterait à jamais un protectorat romain. En outre, par ce traité, le roi sassanide restituait à Rome ses provinces mésopotamiennes, et lui livrait, en prime, 5 autres provinces dans la haute vallée du Tigre. Jamais l'Empire romain n'avait été aussi vaste qu'en cette fin du 3ème siècle et jamais général romain ne fut plus populaire que Galère. Après sa glorieuse victoire sur les Perses, Galère revint dans le Danube. Entre 299 et 305, il combattit victorieusement les Sarmates et les Carpes qui s'agitaient sur les rives du fleuve.
Dioclétien naquit dans une famille modeste près de Salone (aujourd'hui, Split) en Dalmatie. Il s'engagea dans l'armée romaine, gravit les échelons de la hiérarchie, devint officier et se distingua sous les empereurs Probus et Aurélien. Après le meurtre de l'empereur Numérien, en septembre 284, Dioclétien fut proclamé empereur par ses soldats de l'armée de Chalcédoine. L'empereur Carin, le frère de Numérien, contesta ce titre et mit en déroute les forces de Dioclétien à la bataille de Moesia en 285 mais fut tué par l'un de ses officiers, ce qui assura le pouvoir à Dioclétien. Il dut immédiatement faire face à plusieurs soulèvements au sein de son immense empire et fit alors appel à un officier de Pannonie, Marcus Aurelius Valerius Maximianus, mieux connu sous le nom de Maximien. Il le promut à la dignité d’empereur adjoint en 285 puis à celle d'empereur en 286, lui confiant l'Occident et conservant pour lui-même l'Orient. Pour assurer la défense et l'administration de l'empire, Dioclétien choisit deux collaborateurs supplémentaires en 293, promus à la dignité d’empereur adjoint. Il avait adopté l'un d'eux, Gaius Galerius Valerius Maximianus , mieux connu sous le nom de Galère; le second, Flavius Valerius Constantius Chlorus plus connu sous le nom de Constance 1er Chlore, fut adopté par Maximien.L'empire, devenu une tétrarchie, fut divisé en 101 provinces regroupées en 12 diocèses et en 4 grandes régions, chacune d'entre elles étant dirigée par un adjoint ou un empereur : Dioclétien, l'Orient, Maximien, l'Italie et l'Afrique, Galère, l'Illyrie et les régions du Danube, Constance, la Bretagne, la Gaule et l'Espagne. Chaque décret était signé conjointement par les quatre souverains mais les décisions prises par les empereurs, la plus haute dignité, et par Dioclétien qui conservait la suprématie, prévalaient. Cette division en quatre de l'empire romain facilitait le maintien de l'ordre. Des victoires remportées sur les ennemis de Rome en Afrique et en Perse permirent d'étendre les frontières de l'empire qui s'en trouva ainsi fortifié. La réorganisation administrative permit une centralisation du contrôle, sur une base égale, de tous ses vastes territoires, et mit fin à jamais à la prééminence de l'Italie. En Italie, la capitale de l'empire ne fut plus Rome mais Mediolanum Mediolanum *, où se trouvaient les quartiers généraux de Maximien. Dioclétien résidait à Nicomédie* en Bithynie, Constance à Augusta Trevirorum*, en Allemagne, et Galère à Sirmium*, en Pannonie, où il installa son centre administratif. Dioclétien introduisit à la cour des cérémonies orientales et adopta l'épithète de Jovius, tandis que Maximien devenait Herculius. Les réformes entreprises par Dioclétien furent rigides et oppressives, en particulier dans le domaine économique avec l'institution des diocèses et l'édit sur les prix en 301 dit édit du Maximum qui fixait le coût maximal des marchandises et des salaires à travers tout l'empire. Mais cet édit s'avéra inapplicable et fut vite abandonné. La fiscalité fut également sujette à d'importantes réformes comme l'extension de l'impôt à tous les citoyens de l'empire, Italie comprise. Ce fut en 303, à l'instigation de Galère, que furent prises par Dioclétien des mesures contre l'Église. La persécution des chrétiens dura dix ans. Dioclétien, malade, et Maximien, abdiquèrent ensemble en 305 en faveur de leurs adjoints. Dioclétien passa ses dernières années dans son palais à Salone. Le système de la tétrarchie sombra dans les guerres qui suivirent ces abdications.
Marcus Flavius Valerius Constantius dit Constance 1er Chlore
Comme à peu près
tous les empereurs de cette époque, Flavius Julius Constantius Chlorus était
d'origine balkanique. Il naquit vers 250 dans une pauvre famille des rives
du Danube. Comme beaucoup de jeunes gens pauvres de ces contrées danubiennes
où l'esprit patriotique romain frisait le fanatisme, Constance s'engagea
jeune dans l'armée et y fit une fort belle carrière. Dans les années 280, il
était
Præses* de Dalmatie. C'est également vers cette époque
qu'il rencontra une fille d'auberge nommée Hélène, la future sainte Hélène
qui lui donna un fils :
Constantin. En 288, Constance
devint le Préfet du Prétoire de
Maximien Hercule. Cette promotion faisait de
lui le 2ème personnage des provinces occidentales de l'Empire, Espagne,
Gaule, Italie, Bretagne, dont
Dioclétien
avait confié la défense à son
camarade Maximien. Le 1er
mai 293, Dioclétien décida d'adjoindre 2 empereurs adjoints, aux deux
empereurs régnants (lui-même et Maximien). C'était l'instauration de la
Tétrarchie, ce gouvernement de quatre souverains que Dioclétien estimait
indispensable pour assurer à la fois la sécurité des frontières et la
stabilité du régime. Dioclétien s'attacha les services de
Galère, tandis
que, tout naturellement, Constance Chlore, qui était déjà le "bras droit" de
Maximien, était adopté par lui et devenait à la fois son adjoint et son
successeur putatif. Dioclétien songea
également que ce serait une bonne chose que d'unir les empereurs et leur
adjoint par des liens familiaux. Galère épousa donc sa fille Valéria tandis
que Constance se voyait contraint de répudier sa belle Hélène pour convoler
avec Théodora, la fille aînée de Maximien. Constance Chlore
s'employa surtout à régler définitivement l'affaire Constance commença par liquider la tête de pont continentale de l'empire ennemi. Pendant l'été 293, il repoussa au-delà du Rhin les alliés francs de l'empereur breton puis mit le siège devant le port de Gesoriacum*. La ville fut prise après un siège très éprouvant. Ce grave revers porta un coup fatal à l'usurpateur Carausius. Ses propres soldats se révoltèrent contre lui et l'assassinèrent. Cependant, la mort de celui-ci et la prise de Boulogne n'affaiblissaient l'Empire breton que d'un seul homme et d'un seul port. Allectus, le principal lieutenant de l'empereur défunt, prit aussitôt la succession de son chef, puis rapatria en Bretagne les légions les plus combatives ainsi que sa flotte intacte. Constance n'avait qu'à bien se tenir : outre-Manche, on l'attendait de pied ferme ! Constance prit son temps. Mieux valait en effet ne pas se lancer tête baissée dans cette expédition "outre-mer". La puissante flotte d'Allectus patrouillait constamment dans la Manche, et comme, d'autre part, le Nord de la Gaule n'était pas encore pacifié, Constance risquait fort de se trouver dans de sales draps si une révolte éclatait sur ses arrières tandis qu'il combattait en Bretagne. Avant de s'embarquer, il prit donc le temps de consolider sa position sur le continent, nouant des alliances avec les derniers partisans de feu Carausius, ou les éliminant. Saint Grégoire
l'Illuminateur (v. 260-v. 328)
Évangélisateur de l'Arménie dont il fut le premier
patriarche, raison pour laquelle l'Église arménienne est dite
grégorienne. |