Pubius Aelius Hadrianus dit Hadrien - Claude Galien -

 

Pubius Aelius Hadrianus dit Hadrien (76-138)

Empereur romain de 117 à 138

 

Né à Italica en Bétique en Espagne, il succède à son père adoptif Trajan en 117, en ayant renforcé son lien avec la famille impériale grâce au mariage avec Vibia Sabina, une nièce de Trajan.

Empereur humaniste, lettré, poète et à la réputation pacifique, il n'attache pas une grande importance aux conquêtes de Trajan sur l'Euphrate et abandonna la politique guerrière de celui-ci, renonça aux territoires à l’Est de l’Euphrate, mais conserva la Dacie et entreprit de fortifier les frontières de l’Empire. Il réorganisa l’armée en favorisant le recrutement des légions dans les provinces mêmes où elles stationnaient est en accroissant les effectifs de la cavalerie.

Cependant, son œuvre essentielle fut administrative. Il acheva l’organisation de la bureaucratie impériale et remplaça les affranchis par des chevaliers à la tête de l’administration centrale. Il procéda à la codification du droit romain, mais sans étouffer les particularismes locaux. Curieux de tout et soucieux du gouvernement des provinces, il passa son règne à parcourir l’Empire et voua son affection particulière à la Grèce, ou il tente de restaurer la religion grecque en restreignant les cultes orientaux bien qu'il vouât un culte particulier aux dieux égyptiens suite à son voyage dans cette province de l'Empire aux alentours de 130. En effet lors de son passage à Alexandrie, il ordonna la restauration voire la reconstruction du temple de Sérapis et se fit édifier dans sa villa impériale de Tivoli un sanctuaire aux dieux égyptiens que l'on nomme Canope. De plus en 127, dans un rescrit au proconsul d'Asie, Minicius Fundanus, il affirma que les Chrétiens ne pouvaient pas être mis à mort sans procès préalable.

Il s’efforça de remédier à l’abandon des terres et de repeupler les grand domaines impériaux en encourageant les baux à long terme, en favorisant les association d’agriculteurs libres, en permettant à n’importe qui de s’installer sur les terres en friches. Parmi les rares campagnes militaires qu’il mena, celle dirigée contre la révolte juive, en particulier en 132-135 la révolte de Bar-Kokheba qui lui donne une éphémère indépendance. Jérusalem, prise en 134, est interdite aux Juifs et devient la colonie Aelia Capitolina. La province romaine est désormais appelée Palestine.

Intellectuel brillant, il fut aussi un grand bâtisseur et lança de grands travaux, d'abord en collaboration avec le grand architecte Apollodore de Damas, avant de se brouiller avec lui et de l'exiler. Pour son délassement, Hadrien se fit bâtir près de Tibur* (Tivoli) une somptueuse villa, appelée la Villa d'Hadrien, agencée et décorée en souvenirs de ses voyages dans l'Empire romain.

Marié à Sabine, il n'eu pas d'enfant et adopta Lucius Aelius Verus. Ce dernier reçu le surnom de César. En 136, Hadrien fait assassiner Lucius Iulius Ursus Servianus qu’il soupçonne de vouloir remplacer Lucius par son grand fils Gnaeus Pedanius Fuscus. Mais Lucius meurt le 1er janvier 138.

Peu avant sa mort, il désigna lui-même son successeur Aurelius Antoninus plus connu sous le nom d'Antonin le Pieux.

 

Claude Galien (129- 216)

Médecin grec

 

Considéré comme l'un des pères de la pharmacie, il a eu une influence durable sur la médecine juive, chrétienne et musulmane du Moyen Âge. Ses théories ont dominé les connaissances médicales de la civilisation occidentale pendant plus d'un millénaire.

Né à Pergamum en Mysie*, en Asie Mineure* dans un milieu aisé, son père Nicon est architecte et sénateur. Il débute des études de philosophie et de mathématiques et s’intéressa également à de nombreuses autres disciplines, agriculture, architecture, astronomie, astrologie. Mais son père voit un autre destin pour lui et l'engage dans des études médicales, qu'il débute à 17 ans.

A l'âge de 20 ans, il sert pendant 4 ans au temple du dieu Asclépios comme thérapeute. Il aurait aimé étudier l’anatomie, mais la dissection des cadavres humains était interdite par le droit romain, à défaut, il a travaillé sur des porcs, des singes et d’autres animaux. Les restrictions légales qui lui étaient imposées l’ont conduit à concevoir un assez grand nombre d'idées erronées sur l’anatomie. Après la mort de son père en 148 ou 149, il quitte Pergamum où se trouve la plus importante école de médecine de l'époque pour étudier à Smyrne, Corinthe et Alexandrie pendant les 12 années qui suivent. En 157 il regagne sa ville natale, où il travaille pendant 3 ou 4 ans comme médecin de l’école de gladiateurs. Pendant cette période, il a acquis beaucoup d'expérience dans le traitement des traumatismes et notamment des plaies, qu'il qualifia de fenêtres sur le corps et en profita pour parfaire ses connaissances en anatomie.

Il réalisa de nombreuses opérations audacieuses, allant jusqu’à aborder la chirurgie du cerveau et des yeux, des domaines qui n'ont ensuite plus fait l’objet d’aucune tentative, pendant près de 2 millénaires.

Il déménagea à Rome en 162. Là, il donna des conférences, et réalisa des démonstrations publiques de ses connaissances en anatomie et en physiologie, 2 disciplines dont il pense qu’elles sont à la base de toute bonne médecine. Il acquiert une réputation de médecin expérimenté et une nombreuse clientèle de notables se dispute ses soins. Parmi eux se trouve le consul Flavius Boethius, qui le présente à la cour impériale, où il devient médecin de l'Empereur Marc Aurèle. Il fut aussi confronté à la très grave épidémie appelée peste antonine qui sévit dans la capitale à partir de 166.

Très jalousé, il doit quitter Rome vers 167. Il y revient 2 ans plus tard à la demande de Marc Aurèle. Il devient médecin de la cour et s'engage à soigner les deux fils de l'empereur. À la mort de Marc Aurèle, il devient, jusqu'à sa propre mort en 201, le médecin de l'empereur Commode. Il soigne également des Romains célèbres comme Lucius Verus et Septime Sévère. Bien que membre réputé de la cour, Galien boudait le latin, préférant parler et écrire dans la langue de son pays natal, le grec, une langue qui était alors celle de l’élite à Rome.

Il revient à Pergame, où il a vécu jusqu'à son retour définitif à Rome en 169.

 

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